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Comment déneiger le toit

Dès qu'on atteint 60 cm (deux pieds) de... (Photothèque Le Soleil)

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Dès qu'on atteint 60 cm (deux pieds) de neige sur le toit, il faut agir. Mais il faut tenir aussi compte de son inclinaison.

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<p>Anne Drolet</p>
Anne Drolet
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Attention aux <i>pedler</i> qui se présentent chez vous avec n'importe quels outils pour pelleter.

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Si vous en avez déjà marre de pelleter la neige sur votre terrain, nous n'êtes malheureusement pas au bout de vos peines. Il y a de fortes chances pour qu'il soit maintenant temps de vous attaquer au toit... ou alors de confier la tâche à un professionnel.

 «Ce n'est pas encore très alarmant parce que la neige n'est pas très pesante, parce que ça ne fait pas longtemps qu'elle est là, et qu'elle n'a pas eu le temps de réduire et il n'y a pas eu de pluie. Mais quand il va mouiller, c'est sûr qu'on risque d'avoir des toits écrasés cette année», expliquait Éric Castonguay-Ouellet, propriétaire de BOC Déneigement de toitures, lorsque Le Soleil l'a contacté en début de semaine. De la pluie verglaçante est d'ailleurs prévue pour demain.

 Selon Marc Bélanger, propriétaire de l'entreprise Escouade des neiges, ce ne sont pas toutes les résidences privées qui exigent un déneigement immédiat, car il faut prendre en considération la pente du toit. Mais dès qu'on atteint 60 cm (deux pieds) de neige, il faut agir. Selon les données de la Régie du bâtiment, un toit plat est généralement construit pour supporter un maximum de 17 cm de glace, de 38 cm de neige durcie ou 70 cm de neige fraîche.

 «L'objectif, c'est d'enlever de la surcharge, de dégager les ventilateurs de toit et les évents de plomberie», résume André Gagné, directeur du Service de l'expertise technique de l'APCHQ (Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec). Si les évents de plomberie sont bouchés, il pourrait se dégager une odeur d'égout dans la maison. C'est un bon indicateur qu'il faut déneiger. Idem si les portes commencent à frotter, à fermer difficilement.

 «Là, ça commence à être dangereux, la structure commence à être affectée», remarque M. Castonguay-Ouellet. M. Bélanger indique que le déneigement permet de compenser les possibles faiblesses du toit (qui pourraient se traduire en infiltrations d'eau) et limite les risques que la neige dévale et tombe sur la tête de passants.

 Il a tellement neigé cette année que déjà, les entreprises de déneigement des toitures sont débordées (voir autre texte). Selon les estimations de M. Bélanger, déneiger le toit d'un bungalow coûte entre 119 $ et 189 $. Son entreprise facture à l'heure; le coût total dépend donc de la quantité et du type de neige à enlever (légère, mouillée, glace).

 Conseils d'experts

 Si vous comptez réaliser l'exercice vous-même, voici quelques conseils de pros.

 Premièrement, pensez sécurité. Attachez-vous à l'aide d'un harnais et assurez-vous d'avoir un point d'ancrage solide, tel une cheminée.

 Tout outil de métal est défendu : le plastique est votre seul allié. Prenez garde aux pelles qui peuvent avoir un renfort en acier, elles sont aussi à proscrire.

 L'idée est d'enlever une surcharge, pas de faire un ménage, avertit Marc Bélanger. Résistez à l'envie d'enlever toute la neige du toit car vous pourriez abîmer la couverture. Laissez une couche de 10 à 15 cm (quatre à six pouces).

 M. Bélanger recommande par ailleurs de bien planter l'échelle dans un banc de neige, plutôt que dans l'entrée bien pelletée. Votre échaffaudage sera plus stable et vous ne risquez pas de vous blesser si vous tombez.

 Si vous lancez la neige dans un secteur que vous devrez pelleter par la suite, n'attendez pas d'avoir terminé d'alléger le toit avant de commencer à l'enlever. La neige du dessous se compactera et sera plus difficile à enlever. Allez-y plutôt par étape.

 Finalement, lorsque le travail sera complété, ne vous jetez pas dans un banc de neige. Vous pourriez avoir oublié la présence d'un poteau ou d'un accessoire.

Avalanche de travail pour les déneigeurs

 Autant de neige, si tôt en saison : les entreprises de déneigement de toitures sont ensevelies sous la charge de travail. Mais les spécialistes vous mettent en garde contre des travailleurs non qualifiés qui pourraient profiter de la forte demande pour s'improviser experts en la matière.

 «Si j'avais 40 employés de plus, ils travailleraient», affirme d'entrée de jeu Éric Castonguay-Ouellet, propriétaire de BOC Déneigement de toitures. «Je n'ai jamais vu ça en 20 ans de la neige de bonne heure de même.»

 Même son de cloche chez Escouade des neiges, de Beauport. «Totalement débordé», dit simplement le propriétaire, Marc Bélanger.

 «D'habitude, à ce temps-ci de l'année, je suis au maximum à 70 % de mon rendement. Là, je suis à 300 %.» M. Bélanger a dû former rapidement de nouveaux employés et la surcharge de travail atteint tous les départements, de l'administration à la réception. Les déneigeurs se retrouvent à faire des journées de travail de près de 14 heures, pour un total de 60 heures par semaine. Mardi, 50 % des toits de maisons étaient considérés comme des urgences, comme 30 % des toits de ses clients industriels.

 Mais même si les entreprises de déneigement sont débordées, M. Bélanger croit que les clients feraient tout de même mieux d'attendre d'avoir un rendez-vous avec des professionnels.

 «Il y a bien des compagnies qui s'improvisent quand il y a des besoins comme ça», indique M. Castonguay-Ouellet. M. Bélanger le seconde. «Pour eux autres, c'est simple : on achète des pelles, on s'en va en pick-up avec une échelle et on enlève la neige. Mais ce n'est pas ça le déneigement de toitures», fait valoir M. Bélanger. Des travailleurs non expérimentés pourraient ainsi utiliser des outils en acier, qui endommageraient la couverture.

 «Il faut vraiment s'assurer que ce sont des gens compétents qui ont une licence. Sinon, si on engage n'importe quel pedler, on se ramasse au printemps avec des coups de haches ou de pelles, les bardeaux sont arrachés. Les couvreurs professionnels savent le travail qu'il y a à effectuer», renchérit André Gagné, directeur du Service de l'expertise technique de l'APCHQ (Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec).

 




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