À partir des nombreuses questions que vous nous avez envoyées, notre collaboratrice vous donne une fois par mois des conseils et des pistes de solution pour réaliser vos projets.

Publié le 2 juin
Stéphanie Lévesque
Stéphanie Lévesque Entrepreneure générale, collaboratrice invitée

Isoler un sous-sol

Question

Quelle est la manière la plus économique d’isoler un sous-sol non fini ? Ou serait-ce plus avantageux de le laisser sur les murs de béton et de simplement assumer la facture d’électricité plus élevée ?

Réponse

L’essentiel à retenir est que l’économie d’énergie est au cœur des enjeux actuels et que vous avez un bon réflexe de souhaiter isoler votre sous-sol. Il existe plusieurs types d’isolants de différents formats pour différents endroits dans une habitation. Il faut choisir celui qui convient le mieux, selon la zone à isoler, l’espace disponible et le budget. Aménager le sous-sol ouvre des possibilités à de nouveaux espaces de vie. En ce sens, une solution classique et économique est l’installation d’un polystyrène extrudé posé directement sur les murs de fondation, sur lequel vous fixez des fourrures dans le but d’avoir une accroche pour installer un revêtement mural (gypse). Le gypse est nécessaire pour éviter la propagation des flammes et permet justement de réaliser un espace fini.

Sinon, si vous souhaitez isoler sans pour autant aménager l’espace tout de suite, une solution intéressante pourrait être l’ajout d’un isolant qui ne nécessite pas de revêtement de finition. Il existe des panneaux de laine en fibre de roche rigide imputrescible qui offrent une bonne valeur de résistance thermique (R4/po). Vous n’avez qu’à les fixer directement sur les murs de fondation. Vous pouvez ensuite ajouter un polythène par-dessus, tout simplement. Aucune autre protection n’est requise pour les bris mécaniques ou pour l’incendie.

Magasiner les matériaux

PHOTO THINKSTOCK

Projet de rénovation de salle de bains

Question

J’ai un projet de rénovation de salle de bains et je ne sais pas par où commencer. J’ai trouvé un entrepreneur, mais je dois acheter moi-même les matériaux. Lorsque je vais en magasin, je peine à comprendre les différents prix reliés aux grandeurs et je n’arrive pas à visualiser l’ensemble de l’œuvre. L’entrepreneur m’a donné des mesures précises, mais je me sens perdue quand je magasine. En plus des différentes qualités qui m’échappent, car je n’ai aucune connaissance dans le domaine.

Sophie St-Arnaud

Réponse

Bonjour, Mme St-Arnaud,

Il y a beaucoup d’options, je vous comprends de chercher des repères. Particulièrement ces temps-ci, les changements de prix sont annoncés à l’intérieur de quelques jours seulement, les dates de livraison ne peuvent être assurées par les fournisseurs et, disons-le, il est difficile de spéculer sur la durée du phénomène. On ne sait pas quand les prix seront à nouveau vraiment stables.

D’abord, les matériaux ont différentes unités de mesure propres à leur type ; comme le pied carré, le pied linéaire, le litre, etc. Pour comparer deux choix qui vous paraissent semblables, vérifiez le prix selon ce qu’il vous offre vraiment en quantité et en qualité. Par exemple, pour une même quantité, certaines peintures seront plus couvrantes. Elles seront sans doute plus chères, mais vous en aurez besoin de moins. Il existe différentes qualités dans tout : quincaillerie, céramique, dessus de comptoir, poignées de porte… Plusieurs choses peuvent influer sur le prix : l’alliage d’acier d’un boulon, l’assemblage de matières d’un ancrage, la température de cuisson d’un carreau de céramique, le grade d’un bois de construction, par exemple.

Afin d’y voir plus clair, séparez vos options en catégories, en y attachant différentes variantes que vous désirez, selon vos besoins : matériaux écologiques, durabilité, réputation. Les options économiques ne sont pas nécessairement un mauvais choix, car c’est aussi selon l’utilisation du produit.

Faire le meilleur choix exige beaucoup de lecture et de collecte d’infos, mais vous poser les bonnes questions devrait vous permettre de bien démarrer vos recherches.

Adapter une démarcation au sol

Question

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Les enjeux de finition sont à considérer lors de rénovations.

Nous avons fait démolir un bout de cloison entre la cuisine et le salon pour agrandir la vue. Le résultat est très intéressant, mais nous avons maintenant une marque au sol puisque les revêtements ont été installés après lors d’une ancienne rénovation. D’un côté, il y a du bois franc et de l’autre, de la céramique. Je cherche une façon originale de régler mon problème. J’aimerais le faire moi-même.

Mélanie

Réponse

Bonjour, Mélanie,

Il est assez fréquent, lors d’un remodelage de l’espace, que l’on doive gérer les raccords au sol qui sont créés par la lisse de la structure de l’ancienne cloison ou de l’ancien mur. Il peut y avoir différentes situations. Par exemple, un des côtés de plancher est plus haut ou, comme dans votre cas, ce n’est pas la même matière.

La solution radicale serait sans doute de refaire le revêtement de céramique jusqu’au bois. Les points de rencontre entre la céramique et le bois doivent être stables. Vous pouvez insérer un profilé d’aluminium. En revanche, vous pouvez choisir de personnaliser en créant dans le plancher un élément décoratif avec l’insertion d’une autre matière, d’une bande de céramique de couleur différente ou encore d’une bande de seuil. Le but est de l’assumer pleinement et que ça devienne un atout. Le résultat des travaux doit être sécuritaire, facile d’entretien et esthétique. N’oubliez pas de réparer les tranchées aussi laissées au plafond.