Des familles pionnières à Griffintown

  • Alice Nunes et Jean Jacques avaient le goût d'une vie urbaine avec leurs enfants, Charles, 10 ans, Alice, 8 ans, et Victor, 5 ans. (Photo Ulysse Lemerise, collaboration spéciale)

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    Alice Nunes et Jean Jacques avaient le goût d'une vie urbaine avec leurs enfants, Charles, 10 ans, Alice, 8 ans, et Victor, 5 ans.

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  • Vive la neige! Tous les membres de la famille Nunes-Jacques ont mis leurs raquettes pour parcourir les abords du canal de Lachine. (Photo Ulysse Lemerise, collaboration spéciale)

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    Vive la neige! Tous les membres de la famille Nunes-Jacques ont mis leurs raquettes pour parcourir les abords du canal de Lachine.

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  • Une des découvertes de la famille Nunes-Jacques: les nombreux canards qui élisent domicile près du canal de Lachine. (Photo Ulysse Lemerise, collaboration spéciale)

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    Une des découvertes de la famille Nunes-Jacques: les nombreux canards qui élisent domicile près du canal de Lachine.

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  • Alice Nunes, Jean Jacques et leurs trois enfants, Charles, Alice et Victor, apprennent à vivre dans un espace plus petit. Heureusement, ils se plaisent dans leur appartement aux immenses fenêtres donnant sur le canal de Lachine. (Photo Ulysse Lemerise, collaboration spéciale)

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    Alice Nunes, Jean Jacques et leurs trois enfants, Charles, Alice et Victor, apprennent à vivre dans un espace plus petit. Heureusement, ils se plaisent dans leur appartement aux immenses fenêtres donnant sur le canal de Lachine.

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  • Les enfants de la garderie Bonne Aventure jouent en toute sécurité sur la vaste terrasse aménagée sur le toit de l'immeuble. (Photo Ulysse Lemerise, collaboration spéciale)

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    Les enfants de la garderie Bonne Aventure jouent en toute sécurité sur la vaste terrasse aménagée sur le toit de l'immeuble.

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Vivre dans Griffintown avec trois enfants? C'est possible, assurent Alice Nunes et Jean Jacques, qui ont emménagé dans leur condo aux Bassins du Havre l'automne dernier.

Habitant un spacieux appartement dans Hochelaga-Maisonneuve, après avoir vécu dans le Plateau, ils voulaient se replonger dans l'action avec leurs trois enfants. Leur nouvel appartement de 1400 pi2, réparti sur deux niveaux au rez-de-chaussée et à l'étage, est plus petit que le précédent. Autre compromis : les deux plus jeunes doivent partager une chambre. Mais l'espace est mieux réparti et chaque recoin est utilisé, constatent-ils. Surtout, la lumière entre à flots à travers les immenses fenêtres, qui donnent sur le canal de Lachine.

«En achetant un condo plus petit, on s'est demandé si cela allait nuire à notre qualité de vie, admet Alice Nunes. On s'est ajustés. Il y a encore des jouets en entrepôt et on réalise qu'on peut vivre plus simplement.»

«C'est un peu radical, reconnaît Jean Jacques. Il risque d'y avoir des chicanes. Mais en même temps, on aime bouger et faire des expériences. Cela fait partie de notre style de vie. On aime sortir, aller au Musée des beaux-arts et au théâtre, et explorer les environs. Après deux heures de raquette, les enfants sont plus calmes et aiment boire un bon chocolat chaud! On sort les jeux de société et on a l'impression d'être au chalet tellement c'est calme autour.»

Cela va pour les deux plus vieux, Charles, 10 ans, et Alice, 8 ans. Et le petit Victor, qui a 5 ans? «Il suit, dit sa maman en riant. Il n'a pas le choix!»

La famille, qui vit en condo depuis toujours, sait qu'elle est atypique. «On est précurseurs dans notre façon de fonctionner», convient Jean Jacques.

Une cour ne leur manque nullement. «On a le canal juste devant chez nous et on n'a pas besoin de l'entretenir», s'exclame Alice, qui court régulièrement jusqu'au marché Atwater.

Le couple a pris le parti de s'installer dans un quartier bien placé mais en transition, en sachant qu'il n'aurait pas accès à certains services. Ainsi, les enfants continuent d'aller à la même école dans le Plateau et y poursuivent leurs activités le samedi. Le rêve de se passer de la voiture n'est pas près de se réaliser. Surtout qu'il n'est pas facile de se déplacer en autobus dans le quartier.

Le prix du condo, par ailleurs, était assez élevé. Jean Jacques souligne qu'ils n'auraient jamais pu l'acquérir s'ils n'avaient pas profité de la vente de leurs deux propriétés précédentes.

Pas encore idéal

Il y a beaucoup de chemin à faire avant que le quartier soit idéal pour les familles, estime Sami Hakim, président de la garderie Bonne Aventure, située rue Wellington, juste à l'ouest de l'autoroute Bonaventure.

«Les familles qui y habitent sont pionnières, mais elles croient au potentiel de Griffintown, dit-il. Nous essayons de fournir notre part en compensant certaines lacunes. Nous avons, par exemple, aménagé deux vastes terrasses sur le toit pour que les enfants puissent jouer sans être exposés aux voitures.»

Pour l'instant, des 56 familles ayant choisi la garderie (ce qui représente 71 enfants), seulement 5 demeurent dans Griffintown. Or, les déplacements à pied sont ardus, fait remarquer M. Hakim.

«Les trottoirs sont exécrables, précise-t-il. Une famille, qui demeure au Lowney, doit faire un détour pour traverser les rues de façon sûre.»

Les parcs pour enfants et le mobilier urbain à l'échelle des petits, par ailleurs, sont inexistants, déplore-t-il.

D'importants investissements permettront l'aménagement de plusieurs parcs, assure Luc Gagnon, directeur de l'aménagement urbain et des services aux entreprises à l'arrondissement du Sud-Ouest. «Ils répondront aux besoins des familles ayant des enfants de différents âges», précise-t-il.

Un de ces parcs verra le jour dès cette année. Il sera situé dans les Bassins du Nouveau Havre, où beaucoup de familles s'installeront. La Ville a aussi l'intention de rassembler des acteurs des services communautaires et collectifs (commissions scolaires, centre de santé et de services sociaux, CLSC, etc.) pour évaluer les besoins.

«Beaucoup de services sont déjà offerts dans les environs, précise M. Gagnon. Le Centre sportif de la Petite Bourgogne compte une piscine. La bibliothèque Georges-Vanier se trouve à proximité. Il faut une vision d'ensemble qui déborde de Griffintown.»

Les deux premières coopératives d'habitation dans les Bassins du Nouveau Havre seront résolument familiales, précise Édith Cyr, directrice générale du Groupe de ressources techniques Bâtir son quartier. Les deux suivantes comporteront aussi des logements pour des familles.

«C'est un super endroit, près du canal de Lachine, dit-elle. Avec la Société immobilière du Canada, propriétaire du terrain, il a été convenu de répondre aux besoins des familles, car il y a de l'espace. Il y aura de grands logements de trois, quatre et même cinq chambres. Nous avons fait des assemblées publiques qui ont attiré beaucoup de monde. La sélection a commencé et on s'assure qu'il y a des enfants.»

«C'est sûr que, dans Griffintown, il y aura une période où ce sera en chantier et le milieu ne sera pas parfait, ajoute-t-elle. Tout ne sera pas aménagé en fonction des gens qui y viennent. Mais les familles attirent des familles. Je crois en la capacité des résidants d'exprimer leurs besoins et de contribuer à l'amélioration de leur environnement.»

Alice Nunez a d'ailleurs hâte de rencontrer les familles qui s'installeront dans la coopérative d'habitation en construction tout près de chez elle. «C'est important d'avoir des contacts avec les voisins, dit-elle. J'aimerais faire des activités avec d'autres familles et aller au parc.»

Et participer à la création d'une nouvelle communauté.




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