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Des logements communautaires verts dans La Petite-Patrie

Innovateurs, verts et abordables. Les 155 logements communautaires en construction aux abords de la station de métro Rosemont se démarquent.

Malgré d’énormes contraintes budgétaires, ils intègrent plusieurs mesures écologiques qui permettront d’économiser de l’énergie et de l’eau. Destinés à des familles et des personnes seules, ils s’insèrent dans un environnement où il fera bon vivre. Pour plusieurs des futurs résidants, il s’agit d’un rêve qui se réalise.

Après un long processus, qui s’est échelonné sur plus de 20 ans, l’ancien site des ateliers municipaux Rosemont change enfin de vocation. La construction de la Coopérative d’habitation Le Coteau Vert et de l’organisme à but non lucratif Un Toit pour tous avance rondement. Dans environ un an, des enfants joueront dans la vaste cour intérieure... et des vêtements sècheront sur les cordes à linge.  

Il fallait voir, cette semaine, la fierté dans les yeux des membres des deux organismes communautaires, lors d’une visite du chantier. Il fallait voir aussi les larges sourires qui éclairaient les visages de l’équipe qui accompagne les futurs résidants depuis 2006, dans une démarche de conception intégrée. Une équipe composée du Groupe de ressources techniques Bâtir son quartier, de la firme d’architecture L’OEUF et de la firme de génie électromécanique Pageau Morel et Associés. Pour tous, le chemin parcouru fut ardu. Ce qui rend la concrétisation du projet d’autant plus gratifiante.

«Il a fallu faire preuve de beaucoup d’ingéniosité pour financer les mesures vertes», fait remarquer Steven Guilbault, porte-parole d’Équiterre, qui s’est beaucoup impliqué dans le projet et emménagera dans la Coopérative d’habitation le Coteau Vert avec sa conjointe et leurs quatre enfants.

Le Coteau vert, qui comptera 95 logements, accueillera des familles. L’OBNL Un toit pour tous, de son côté, comprendra 60 logements destinés à des familles monoparentales, des personnes seules et des petits ménages. Les deux organismes, qui partagent les mêmes préoccupations environnementales, ont profité de l’expérience de la firme d’architecture l’OEUF, à Benny Farm, dans Notre-Dame-de-Grâce. Ils en ont tiré des leçons et espèrent à leur tour en inspirer d’autres. Le projet fera d’ailleurs l’objet d’un suivi pour valider les idées adoptées et voir les retombées, indique l’architecte Danny Pearl, cofondateur de l’OEUF.

Les objectifs étaient clairs. «Le projet devait être vert et abordable, et il devait pouvoir se répéter ailleurs, explique Jean-Pascal Beaudoin, agent de développement au sein du Groupe de ressources techniques Bâtir son quartier. Les technologies employées devaient être simples. Le projet devait par ailleurs être évolutif afin d’accueillir ultérieurement des technologies trop chères à installer actuellement.»

Parmi les mesures vertes privilégiées, notons la géothermie, la récupération de la chaleur des eaux grises, l’utilisation de matériaux durables et sains et l’installation d’appareils à faible débit d’eau.  Les bâtiments, qui seront certifiés Novoclimat, sont conçus pour accueillir, lorsque possible, des panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques, de même que des toits verts. Il n’y aura que 12 espaces de stationnement, réservés pour la plupart au service de partage de voitures Communauto. Le but? Faire place à la verdure et favoriser l’utilisation du vélo et des transports en commun. Le projet, après tout, est collé sur la station de métro Rosemont.

Avec le projet Quartier 54, qui est en construction à côté et qui comprendra 335 appartements en copropriété, c’est plus de 1000 nouveaux résidants qui s’installeront à proximité de la future bibliothèque Marc-Favreau, du futur parc Luc-Durand et d’un futur centre de la petite enfance, note fièrement André Lavallée, le maire de l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie.

Le Coteau Vert et Un toit pour tous sont financés conjointement par la Société d’habitation du Québec (SHQ), la Ville de Montréal et les résidants. Pour permettre l’ajout de mesures vertes, ils ont bénéficié de subventions supplémentaires de la SHQ (subvention Projet novateur), de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL), du Centre financier aux entreprises de l’Alliance des Caisses Desjardins de Montréal-Centre, de la Ville de Montréal (Programme Rénovation Québec) et d’Hydro-Québec (Novoclimat). Le Fonds municipal vert a par ailleurs permis le financement d’une démarche de conception intégrée, en amont de la réalisation du projet. En tout, les investissements atteignent plus de 23,3 millions.     




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