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Une maison futuriste et autosuffisante

Denis Brault, Danielle Chevalier et leurs enfants, Chloé... (Photo Alain Roberge, La Presse)

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Denis Brault, Danielle Chevalier et leurs enfants, Chloé et Philippe, s'apprêtent à se faire construire une maison qui, énergiquement, se suffira à elle-même.

Photo Alain Roberge, La Presse

Plan du niveau 1... (Plan fournis par Denis Brault) - image 1.0

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Plan du niveau 1

Plan fournis par Denis Brault

Éolienne, panneaux solaires, géothermie, domotique... Pas question pour Denis Brault et sa famille de choisir. Leur prochaine maison comportera le dernier cri de chacune de ces technologies, et plus encore. Une occasion en or pour l'entrepreneur de tester lui-même chacun des produits qu'il sera un jour ou l'autre appelé à installer. Voici le premier d'une série de reportages sur la construction de cette maison futuriste.

 Dans les prochains jours, Denis Brault commencera la construction de sa nouvelle maison, un grand cottage face à la rivière Acadie, à Saint-Basile-le-Grand. Avec sa femme Danielle Chevalier et leurs enfants, Chloé et Philippe, il partagera une des maisons les plus efficaces énergiquement au Québec.

 L'entrepreneur entend relier sa maison au réseau d'Hydro-Québec... pour leur vendre plus souvent qu'autrement le surplus d'énergie qu'il produira. Et des surplus, il en espère beaucoup.

La maison sera coiffée d'une petite éolienne, mais aussi de panneaux photovoltaïques et de capteurs solaires thermiques (à l'eau). Pour réduire les frais de chauffage et de climatisation, la famille se dotera aussi de puits géothermiques - un système qui récupère la chaleur du sol l'hiver, et sa fraîcheur l'été.

 «Au départ, j'hésitais à avoir recours à la géothermie parce que je ne voulais pas utiliser mes systèmes à seulement 20 % chacun, explique M. Brault. Je crois par contre qu'ils seront tous utiles à un moment ou à un autre.»

 La famille profitera de chacune de ces technologies, mais professionnellement, l'entrepreneur et maître électricien en tirera aussi des avantages. «Je pourrais commencer à vendre tous ces systèmes dès maintenant, mais je crois qu'il est préférable de les expérimenter, dit-il. Je vais savoir de quoi je parle, et croyez-moi, si l'un d'entre eux a des lacunes, je ne les cacherai pas.»

Au total, tous les éléments non traditionnels dans sa maison lui coûteront environ 100 000 $. Ils ont donc avantage, ajoute l'entrepreneur, à être efficaces.

 Denis Brault contrôlera tous ces systèmes à partir d'une «salle des machines», son antre situé au sous-sol de la maison. Envers et contre son architecte, il envisage d'insérer une pièce de verre dans le plancher du rez-de-chaussée pour permettre aux visiteurs d'admirer la pièce - sa pièce - d'en haut.

 «Quand la lumière de cette salle sera fermée, nous ne verrons rien du rez-de-chaussée», précise l'entrepreneur, comme pour rassurer ses proches qui ne partagent pas nécessairement sa passion pour les fils et les voyants lumineux. «Moi, tant que tous ces systèmes ne nuisent pas à la décoration, ça me va!» plaisante sa femme.

 C'est là qu'intervient l'architecte Börkur Bergmann, retenu par Denis Brault pour dessiner les plans de la maison. Pour lui, une résidence doit d'abord être agréable à vivre. Ensuite viennent toutes les innovations technologiques auxquelles l'électricien rêve.

 «Je ne pense pas que l'on puisse réduire le design d'une maison au seul aspect environnemental ou technologique, croit-il. L'habitation, ce n'est pas que ça.»

 L'architecte a donc dessiné une grande demeure largement fenestrée face à la rivière Acadie et au sud. Tout l'après-midi, le soleil inondera de lumière le salon, la salle à manger et une partie de la cuisine.

 À l'étage, les enfants auront leurs quartiers loin de la chambre de leur parents, située au rez-de-chaussée. Chloé, 9 ans, et Philippe, 6 ans, dormiront dans de grandes pièces face à la rivière. Enfin, une troisième chambre pourrait aussi servir à l'un ou l'autre des enfants ou de salle de jeux commune.

 Automatique

 La passion de Denis Brault pour l'électricité et l'électronique ne se limite pas à l'économie d'énergie. Il entend automatiser le plus possible sa future maison.

 Déjà, dans leur demeure de Saint-Bruno, la famille profite d'un système d'éclairage ultrasophistiqué. Dans la cuisine, plusieurs scénarios d'éclairage ont été prédéterminés. Selon qu'il cuisine, qu'il reçoive des amis ou qu'il ne désire qu'une luminosité minimale, le couple n'a qu'à sélectionner le bouton A, B ou C. Aussi simple que ça.

 Dans sa nouvelle maison, Denis Brault entend aller plus loin. «J'envisage installer des capteurs qui mesurent la chaleur provenant de l'extérieur. Ils pourraient envoyer un signal qui modifiera le chauffage du cottage en conséquence», explique-t-il.

Pas question toutefois, pour faire joli, de surcharger le réseau électrique par des appareils trop énergivores. «Je peux dire tout de suite aux personnes qui veulent utiliser l'énergie d'une éolienne d'oublier les 300 lumières halogènes encastrées dans le plafond. Ça ne fonctionnera pas. Les méthodes alternatives impliquent certains choix que nous devrons assumer. J'exagère souvent en disant à ma femme qu'elle devra se faire couper les cheveux pour utiliser moins le séchoir. Ce sont des plaisanteries, mais vraiment, il n'y aura plus de gaspillage!»

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Pour suivre l'évolution des travaux: www.maisonpurenergie.com

 




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