On ne compte plus les émissions de home staging et de home swapping. L'avantage, avec une maison relookée, c'est qu'on n'a pas à se taper la poussière et les désagréments d'une rénovation de fond en comble. Mais ce service se monnaye. Combien? Cela reste à voir...

Valérie Vézina (collaboration spéciale) LA PRESSE

On ne compte plus les émissions de home staging et de home swapping. L'avantage, avec une maison relookée, c'est qu'on n'a pas à se taper la poussière et les désagréments d'une rénovation de fond en comble. Mais ce service se monnaye. Combien? Cela reste à voir...

 Preuve que la tendance est présente au Québec, on demande 369 000$ pour ce rez-de-chaussée revalorisé de la rue Melrose, une rue tranquille bordée d'arbres à NDG. Lorsque le propriétaire l'a acheté, l'immeuble était en piètre état.

 Cinq mois de travaux plus tard, voici un appartement qui brille comme un sou neuf. Avec des caractéristiques recherchées: mur de briques, boiseries, planchers de bois, aucun tapis, proximité d'un métro et de commerces attrayants rassemblés dans quelques pâtés (village Monkland).

La cour est boisée et relativement grande (294 mètres carrés), chose rare ou inexistante dans d'autres quartiers montréalais. Une terrasse en bois a été construite sur une portion du terrain.

 L'intérieur compte sept pièces et deux salles de bains réparties sur deux niveaux. À gauche en entrant, le salon est orienté à l'ouest. Il y a un foyer électrique. Deux chambres fermées de dimensions similaires sont situées l'une à côté de l'autre.

 Une salle de bains est fermée par une porte de verre givré de l'autre côté du couloir. Au bout se trouve la cuisine. Il y a une salle à manger ouverte attenante. Ses fenêtres donnent sur la cour, côté est. L'unité murale d'air climatisé se trouve là.

 Du couloir, une porte française mène aux pièces du sous-sol: salle familiale, chambre, petite salle de bains. Le plafond ici fait un peu moins de 7 pieds.

On accède au garage par l'arrière de cette copropriété indivise. C'est un garage simple, chauffé, communiquant avec la salle familiale. Cinq garde-robes s'ajoutent à cet éventuel espace de rangement.

 Une thermopompe complète le vieux système de chauffage à l'eau chaude. La fournaise, flambant neuve, est alimentée à l'électricité. Un système très populaire à NDG, selon l'agent immobilier Nelson Morin. «Les gens veulent changer pour l'électricité parce que ça leur fait plus d'espace, il n'y a pas d'entretien, pas de cheminée, pas de prise d'air nécessaire, c'est plus économique que la fournaise à l'huile ou au gaz naturel et cela ne fait aucun bruit, sauf celui de la "pompe circulatrice" qu'on entend avec les trois systèmes», dit-il.

 Tout ou presque, le câblage électrique, la plomberie, la fenestration, le toit, a été refait en 2008 dans ce semi-détaché datant de 1935. Mais la poussière n'a pas fini de retomber...

 À l'étage, un autre appartement subit une cure de rajeunissement. L'entrepreneur responsable de ces travaux, Omar Husain, a une vingtaine de projets du genre derrière la cravate. Il a fait appel à une designer, Nathalie Lévesque, pour mettre cet appartement en valeur. Ses réalisations n'ont pas laissé les futurs occupants d'à côté indifférents: ils lui ont déjà demandé de rénover le leur aussi.

Omar Husain a des intérêts non seulement dans l'immobilier, mais aussi dans un petit journal communautaire publié (à Montréal) en bengali - il vient du Bangladesh - et en anglais.

 La propriété en bref

 > Prix demandé: 369 000$

 > Construction: 1935

 > Pièces: 7

 > Salles de bains: 2

 > Évaluation municipale du duplex: 278 500$

 > Évaluation terrain: 162 700$

 > Impôt foncier: 2576$

 > Taxe scolaire: 559$

 

Photo Rémi Lemée, La Presse

Deux chambres fermées de dimensions similaires sont situées l'une à côté de l'autre.