L'avenue Goulet, vous connaissez? Avec cette dénomination, on est en droit de s'imaginer une grande voie bordée d'arbres, comme il se doit. Or, l'avenue Goulet est en réalité une simple ruelle du quartier Centre-Sud, que les services municipaux ont baptisé pompeusement «avenue» car on y trouve, depuis longtemps, une ou deux maisons. Mais avec son alignement de cours arrière, il n'y a pas de doute, on a bien affaire à une ruelle.

Simon Diotte (collaboration spéciale) LA PRESSE

L'avenue Goulet, vous connaissez? Avec cette dénomination, on est en droit de s'imaginer une grande voie bordée d'arbres, comme il se doit. Or, l'avenue Goulet est en réalité une simple ruelle du quartier Centre-Sud, que les services municipaux ont baptisé pompeusement «avenue» car on y trouve, depuis longtemps, une ou deux maisons. Mais avec son alignement de cours arrière, il n'y a pas de doute, on a bien affaire à une ruelle.

 >> EN PHOTOS: Visitez la maison de l'avenue Goulet.

 Sauf que sur cette petite avenue sans arbres, où rôdent davantage de chats que de voitures, se trouve un pâté de maisons de ville érigé en 2002, afin de combler un terrain vacant anciennement occupé par un bâtiment industriel. Dans cet ensemble de huit maisons, l'unité située au coin de l'«avenue» Goulet et de la rue Lalonde (celle-ci est une vraie rue) est actuellement à vendre.

 Charmante, design et fonctionnelle, cette petite maison de trois étages, comptant une superficie nette de 996 pieds carrés, est la preuve que l'on peut ériger des maisons conviviales en arrière-cour et que ce type de propriété peut transformer une ruelle autrefois malfamée (c'était une piquerie à ciel ouvert) en un espace de vie agréable et tranquille.

 De prime abord, cette maisonnette se démarque par sa polyvalence. Le rez-de-chaussée, avec son grand vestibule et sa grande pièce, peut servir à la fois de bureau (comme c'est le cas actuellement), de salon ou de chambre à coucher supplémentaire. On y retrouve une salle de bains complète adjacente, avec laveuse-sécheuse et espace de rangement. «Avec son entrée directe, les travailleurs autonomes peuvent y installer leur bureau et faire attendre leurs clients dans le vestibule, assez grand pour servir de petite salle d'attente», indique Jean-Patrice Bourguet, l'agent immobilier qui s'occupe de la vente de cette propriété.

 Le second et le troisième niveau partagent un espace à aire ouverte. On y retrouve la cuisine en mélamine (couleur érable), le salon et la salle à manger, le tout surplombé d'une mezzanine où se situe la chambre à coucher principale, ainsi qu'une spacieuse salle de bains. D'immenses fenêtres éclairent le tout, grâce à une ouverture dans le plafond qui fait 18 pieds de hauteur. Malgré la relative petitesse des lieux, cet espace ouvert procure une impression de grandeur.

Cette maison de ville se trouve dans un secteur en pleine évolution, dans ce qu'on appelait autrefois les îlots Hurons, un secteur enclavé entre les avenues Papineau, de Lorimier, Ontario et les entrées vers le pont Jacques-Cartier. L'aménagement du parc des Faubourgs, en 2004, a lancé la revitalisation des lieux. Évidemment, la rue Ontario, tout près, demeure fréquentée par une faune bigarrée, mais la propriétaire actuelle des lieux, une femme seule, s'est toujours sentie en complète sécurité.

 L'avantage, c'est que cette zone enclavée reçoit peu de circulation de transit, car ses rues ne débouchent pas sur le pont Jacques-Cartier. «De plus, l'avantage de vivre sur l'avenue Goulet, c'est qu'on n'entend absolument pas le bruit de la circulation», fait remarquer l'agent immobilier. Et ceci n'est pas un vulgaire argument de vente. C'est la vérité, ai-je pu constater.

 Et cette ruelle n'est pas jonchée de déchets, comme c'est malheureusement trop souvent le cas. Les propriétaires des maisons de ville mettent beaucoup d'efforts à fleurir les lieux. Des jardinières enjolivent les poteaux d'Hydro-Québec, les bacs à fleurs sont disposés ici et là et les maisons de ville possèdent toutes, sans exception, un bel aménagement paysager en façade.

 Près de tout (métro Papineau, commerces de la rue Ontario, parc, enclos à chien, TVA, Radio-Canada), cette propriété n'a qu'un seul défaut: elle ne possède ni terrasse ni balcon. C'est ce qui explique son prix de vente inférieur à 300 000$. Avec un petit espace vert, il faudrait débourser plus de 325 000$ pour l'équivalent, soutient Jean-Patrice Bourguet.

 La maison en bref

 Prix demandé: 279 000 $

Construction: 2002

Salle de bains complète: 2

Stationnement: aucun

Évaluation municipale: 251 200 $

Agent immobilier: Jean-Patrice Bourguet

La Capitale du Mont-Royal

514-721-2121

 

Photo Rémi Lemée, La Presse

Construite en 2002, cette sympathique maison de ville fait partie d'un ensemble comprenant huit maisonnettes.