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Un courtier pour louer?

Trouver de nouveaux locataires peut s'avérer angoissant, surtout... (Photo Sarah Mongeau-Birkett, Archives La Presse)

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Trouver de nouveaux locataires peut s'avérer angoissant, surtout quand c'est un exercice auquel on ne se prête pas sur une base régulière.

Photo Sarah Mongeau-Birkett, Archives La Presse

André Dumont

Collaboration spéciale

La Presse

Afficher le logement à louer, filtrer les appels, faire visiter, choisir les bons locataires et demander une enquête de crédit. Tout ce travail ne vous intéresse pas? Un courtier peut le faire à votre place.

Trouver de nouveaux locataires peut s'avérer angoissant, surtout quand c'est un exercice auquel on ne se prête pas sur une base régulière. Pour le prix d'un mois de loyer, on peut demander à un courtier immobilier de s'en charger.

Marjorie Desmarchelier est courtière depuis un an, sous l'enseigne Royal LePage Tendance. Française d'origine, elle a fait du jumelage locateur-locataire sa spécialité. Sa clientèle comprend beaucoup de nouveaux arrivants qui connaissent peu le marché de la location au Québec.

«Pour le propriétaire, je prends tout en charge: la publicité sur Centris, sur les réseaux sociaux et dans mon réseau, les visites, le choix du bon locataire, l'enquête de crédit, l'attestation de l'employeur, jusqu'à la rédaction du bail.»

Depuis la plus récente modification à la Loi sur le courtage immobilier, en juin dernier, le courtage locatif n'est plus réservé exclusivement aux courtiers. Même avant ce changement législatif, de nombreux individus et agences de gestion immobilière offraient leurs services pour trouver des locataires. Leur clientèle se compose généralement de propriétaires qui ont plusieurs logements et qui leur délèguent aussi des tâches de gestion.

Or, les courtiers immobiliers sont, eux, tenus de «remplir leurs devoirs de vérification, d'information et de conseil de la même manière que dans un contexte d'achat ou de vente d'une propriété», selon l'Organisme d'autoréglementation du courtage immobilier du Québec. Le courtier doit respecter son code de déontologie, et il est possible de porter plainte à son endroit.

Beaucoup de travail

Les courtiers qui se consacrent à la location sont plutôt rares. La rémunération pour ce type de service (un mois de loyer) est plutôt chiche lorsqu'on la compare avec celle des transactions (de 4 à 5 % du prix de vente). Dans les deux cas, si chaque partie a son courtier, la commission est divisée en deux.

«Trouver des locataires, c'est autant de travail que de trouver des acheteurs, mais la rémunération n'est pas la même, reconnaît Marjorie Desmarchelier. Je me défonce, et ça marche pas mal bien. Chaque propriétaire ou locataire pensera à moi s'il veut un jour réaliser une transaction immobilière.»

Les mandats de location sont surtout intéressants pour les courtiers quand il s'agit de propriétés de luxe ou, à tout le moins, quand le loyer s'élève à 1500 $ par mois ou plus.

La plupart des courtiers n'acceptent des mandats de location que pour rendre service à leurs clients existants. Par exemple, ils les aideront à trouver des locataires pour le condo qu'ils viennent d'acheter ou qu'ils laisseront vacant pour aller occuper une autre propriété.

Louer et gérer

Terrie Schauer est «coach en immobilier», conférencière et auteure. Sa spécialité: l'immobilier locatif. Elle est elle-même courtière et propriétaire d'une agence de gestion immobilière. MyRoom Gestion s'occupe d'une centaine de logements à Montréal.

L'essentiel du travail est réalisé par une adjointe, qui affiche en continu les logements à louer, questionne les locataires candidats et coordonne les visites. «Je ne fais que la signature des baux», dit la propriétaire de l'agence.

On peut afficher sur plusieurs sites internet, mais à Montréal, il n'y a que Kijiji qui marche, affirme Terrie Schauer. 

«Une annonce affichée sur Kijiji le matin se retrouve en page 24 à midi. Il y a de quoi s'arracher les cheveux quand on est un propriétaire qui ne s'y connaît pas.»

Répondre aux appels et aux courriels est aussi très exigeant. Il faut d'abord s'assurer que les gens ont lu l'annonce au complet et que le logement correspond à leurs besoins. Puis, les questionner sur leur situation d'emploi et de logement.

Cette connaissance du marché locatif permet d'établir le meilleur prix de location. «Nous tenons des statistiques pour tous nos logements affichés, explique Terrie Schauer. S'il y a moins d'intérêt pour l'un d'entre eux, on peut réviser le prix ou faire prendre de meilleures photos. Parfois, un ajustement de prix de 15 ou 20 $ fait la différence entre aucune demande et une vingtaine.»

Une fois un candidat choisi, on vérifie: dossier de crédit, dossier criminel, références du propriétaire actuel, situation d'emploi, dossier à la Régie du logement. Dans certains cas, on vérifiera la solvabilité de la personne qui se porte garante pour un étudiant ou un nouvel arrivant.

Tout cela coûtera un mois de loyer, peu importe si le locataire ne reste qu'un an ou plusieurs années. MyRoom Gestion peut aussi s'occuper de la gestion au jour le jour des logements, moyennant des frais qui correspondent à 7 % du loyer.

Tout cela est-il avantageux pour le propriétaire ? S'il n'est pas au pays ou s'il tient absolument à ne pas tomber sur de mauvais locataires, certainement.

Cela peut même s'avérer payant pour le propriétaire. Avec sa connaissance du marché, Terrie Schauer arrive souvent à louer les logements plus cher que ne le feraient les propriétaires. «Si je vous obtiens 10 % de plus sur le loyer brut et que mes services en coûtent 7 %, vous êtes gagnants et vous n'avez rien eu à faire.»




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