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Toits enneigés à surveiller

Les chutes de neige de l'an passé et... (Photo Patrice Laroche, Le Soleil)

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Les chutes de neige de l'an passé et leurs conséquences pour les toitures ont démontré l'importance d'être vigilant.

Photo Patrice Laroche, Le Soleil

Gilles Angers
Le Soleil

La neige est tombée en abondance au Québec ces derniers jours. En prenant enseignement sur l'hiver passé et ses extravagantes formations de neige, il faut surveiller les toits et se tenir prêt à les déneiger.

«À Montréal, la glace s'est superposée à la neige qui, à son tour, s'est superposée à la glace. À Québec, cela s'est également produit», dit Christine Grant, du service des communications de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ).

Il faut être vigilant et appréhender les accumulations qui pourraient entraîner le fléchissement, voire l'effondrement du comble. Et aussi les trombes de neige ou de glace qui pourraient tomber sur les gens.

D'ordinaire, les toitures peuvent supporter une charge culminant à 80 livres (30 kg) par pied carré. N'empêche qu'il faut être sur ses gardes et évaluer les quantités résultant d'importantes chutes de neige, préconise la RBQ. On doit être aussi sur les dents lors d'une succession de gels et de dégels ou de la survenance de verglas.

«En revanche, une infiltration d'eau n'est pas nécessairement un signe relié au risque d'affaissement, mais peut quand même requérir l'enlèvement de la glace», continue la RBQ.

D'un autre côté, il faut évaluer les ourlets formés par le vent près des décrochés de toit ou à la rencontre d'un mur extérieur et le toit du garage, par exemple. Il faudra aussi voir de près les évents. S'ils sont couverts de neige, on devra les soulager un peu.

Mais il y a parfois des indicateurs objectivement vérifiables, selon la RBQ, de la nécessité, sinon de l'urgence, de déneiger. Comme des fissures nouvelles paraissant sur les murs intérieurs et des portes qui, contrairement à leur ordinaire, ouvrent mal.

Risques

Si vous décidez de déneiger, l'organisme étatique recommande de confier le travail à une entreprise disposant des permis, du personnel qualifié, des équipements et des assurances appropriées. Car le faire soi-même comporte, au fond, de gros risques.

À moins que vous ne puissiez le faire, à partir du sol, au moyen d'un chasse-neige télescopique à traction vers soi. Dans tous les cas, il est toujours à-propos de laisser une mince couche de neige afin de ne pas abîmer le revêtement ou la membrane du toit.

Enfin, d'après Mario Grondines, inspecteur en bâtiment chez Habitation Expert-Conseil de Québec, il ne faut pas trop lancer, du toit, de la neige sur les terrasses. «En effet, dit-il, le choc répétitif de la neige projetée et son amoncellement dense peuvent provoquer leur détachement, sinon leur écroulement.»

Pas que les toits

Mais il n'y a pas que les toits, plaide Mme Grant, pour lesquels on doit prendre égard. Il y a aussi le bloc d'entrée de gaz naturel, fixé contre la maison ou l'immeuble de logements.

«On doit le dégager. On ne le fera pas à bras raccourcis ni au pic et à la pelle, mais délicatement. Il faut aussi laisser libre la buse d'entrée d'air neuf aussi bien que le conduit d'évacuation», insiste-t-elle.

Par ailleurs, que ce soit pour votre maison ou l'immeuble de logements où vous habitez, «garder libres les sorties de secours», invite-t-elle. Et si vous êtes au 10e et que vous déneigez votre balcon, ne balancez pas votre neige sur les gens et qu'elle ne reflue pas sur les balcons inférieurs.

Par ailleurs, la pluie de lundi, suivie d'un solide coup de froid, aura émaillé de glace terrasses, balcons et trottoirs d'accès à la maison. On peut la supprimer sans tout briser, ou épandre dessus du sable ou de l'abrasif.

 




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