Un courtier immobilier a pour mission de vous accompagner dans tout le processus d’achat d’une propriété. C’est donc important qu’il connaisse bien vos besoins et la région que vous convoitez. Comment savoir si c’est le cas ? Par ailleurs, comment peut-on trouver un inspecteur en bâtiment compétent ?

Publié le 1er septembre
Emmanuelle Mozayan-Verschaeve
Emmanuelle Mozayan-Verschaeve Collaboration spéciale

Comment choisir un courtier immobilier ?

Avant tout, il faut savoir que les courtiers immobiliers membres de l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) ont pour mission de protéger le public en veillant à l’application de la Loi sur le courtage immobilier. « C’est cette loi qui détermine les conditions d’exercice des activités du courtier, en plus d’assurer au public une protection efficace lors d’une transaction immobilière par son intermédiaire », informe par courriel l’équipe média de l’OACIQ. Celle-ci ajoute que durant toute leur carrière, les courtiers doivent suivre un programme de formation continue obligatoire afin de maintenir et de mettre à jour leurs connaissances ; ils doivent aussi détenir un permis de courtier valide que vous trouverez au Registre des titulaires de permis de l’OACIQ.

Pour trouver un courtier, les références de votre entourage s’avèrent une bonne piste de départ, mais il est primordial que vous en choisissiez un qui correspond bien à vos besoins. Par exemple, acheter un immeuble à revenus, une ferme laitière ou un condo au centre-ville de Montréal implique des expertises différentes. Il en est de même pour les régions : le nombre de pancartes au nom du courtier ou les adresses des propriétés inscrites sur son site vous donneront une bonne idée de ses connaissances. N’hésitez pas à vérifier son historique d’activités et à vous renseigner sur son expérience avant d’arrêter votre choix.

Le réseautage marche aussi entre courtiers. Alors, si le vôtre travaille à Montréal et que vous cherchez une propriété en Estrie, un courtier devrait pouvoir vous recommander un collègue de cette région. C’est important, car des particularités peuvent caractériser une transaction immobilière sur certains territoires. L’OACIQ cite l’exemple des fissures causées par la pyrrhotite dans bon nombre de propriétés en Mauricie. Les courtiers de cette région connaissent bien cette problématique et sont donc habilités à conseiller et protéger adéquatement leurs clients. L’Organisme a d’ailleurs mis en place une formation à cet effet et il est possible de vérifier que le courtier l’a suivie en consultant le Registre des titulaires.

Consultez le site de l’OACIQ

Comment trouver un inspecteur en bâtiment compétent ?

PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE

N’importe qui peut se proclamer inspecteur en bâtiment, mais il existe des organismes qui exigent que leurs membres suivent des programmes de formation continue.

Cela paraît invraisemblable, mais n’importe qui peut se proclamer inspecteur en bâtiment, alors que le rapport sur l’état de santé d’une propriété repose grandement sur ce « spécialiste ». « Il est extrêmement important de vous assurer que l’inspecteur ou l’inspectrice retenu(e) soit membre d’une association professionnelle reconnue comme la nôtre, qui fête ses 30 ans d’existence cette année », recommande Danny McNicoll, vice-président de l’Association des inspecteurs en bâtiments du Québec (AIBQ). À l’instar de l’AIBQ, un autre organisme, InterNACHI-Québec, exige entre autres que ses membres suivent des programmes de formation continue.

Ces associations vérifient que leurs membres ont réussi une formation reconnue, c’est-à-dire une attestation d’études collégiales en inspection de bâtiments. « Il y aura aussi un examen d’admission pour valider les compétences acquises ainsi que des examens en situation réelle sur le terrain pour les inspecteurs accrédités par l’AIBQ », poursuit M. McNicoll. « Vous devez vérifier que l’inspecteur détienne une assurance responsabilité professionnelle erreur et omission avant de l’engager. En cas de litige, vous vous assurerez ainsi de la solvabilité du professionnel. »

Son rôle dans un premier temps est d’analyser la déclaration du vendeur. Sur place, il révisera ces documents avec son client, puis il commencera l’inspection par l’extérieur (terrain, toiture, revêtements, portes, fenêtres…). Ensuite, il vérifiera les éléments mécaniques (panneau électrique, chauffe-eau, plomberie…), puis poursuivra au fil des étages en terminant la visite par la vérification des combles.

« L’inspecteur travaille avec le visible et les indices. Par exemple, des rongeurs dans les murs peuvent avoir grugé des fils électriques ou laissé des excréments. Ce sont des indices qui permettent à l’inspecteur de constater les conséquences du passage de l’animal sans l’avoir vu. C’est la même chose pour la moisissure et l’efflorescence ; il peut y avoir des odeurs et des traces. Par contre, il n’a pas le droit de faire des ouvertures dans les murs ou de déplacer des objets, mais il peut indiquer à son client des signes qui pourraient nécessiter une inspection plus approfondie », informe le vice-président de l’AIBQ. La durée approximative de l’inspection d’une maison unifamiliale standard est de deux heures et demie à trois heures.

Si vous hésitez entre deux professionnels, demandez un exemple de rapport d’inspection à chacun et déterminez quel type de présentation vous satisfait le plus.

Consultez le site de l’AIBQ
Consultez le site d’InterNACHI-Québec