Des propriétaires nous ouvrent les portes de leur demeure d’exception, offerte sur le marché de la revente.

Valérie Simard
Valérie Simard La Presse

Alors que tout autour s’est transformé, cette maison en rangée, métamorphosée elle aussi, porte néanmoins encore les traces des débuts de ce quartier, le village Shaughnessy, un secteur de Montréal situé entre le centre-ville et Westmount.

  • Les murs de pierres qui donnent sur l’extérieur ainsi que le mur mitoyen en briques ont été dénudés.

    PHOTO FOURNIE PAR LA COURTIÈRE

    Les murs de pierres qui donnent sur l’extérieur ainsi que le mur mitoyen en briques ont été dénudés.

  • La maison a été aménagée sur plusieurs niveaux et paliers.

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    La maison a été aménagée sur plusieurs niveaux et paliers.

  • Une mezzanine surplombe la cuisine. L’ancien propriétaire, un DJ, y avait installé sa table tournante.

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    Une mezzanine surplombe la cuisine. L’ancien propriétaire, un DJ, y avait installé sa table tournante.

  • La mezzanine sert aujourd’hui de bureau. Au fond se cache une salle d’eau.

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    La mezzanine sert aujourd’hui de bureau. Au fond se cache une salle d’eau.

  • Avec ses poutres en bois et son mur de pierres, la chambre principale a beaucoup de cachet.

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    Avec ses poutres en bois et son mur de pierres, la chambre principale a beaucoup de cachet.

  • Une pièce lumineuse a été ajoutée à l’arrière, au deuxième niveau.

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    Une pièce lumineuse a été ajoutée à l’arrière, au deuxième niveau.

  • La salle de bains principale a été rénovée par les actuels propriétaires.

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    La salle de bains principale a été rénovée par les actuels propriétaires.

  • Au rez-de-jardin, on aperçoit les fondations du bâtiment. Avec son entrée indépendante, l’espace est privé.

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    Au rez-de-jardin, on aperçoit les fondations du bâtiment. Avec son entrée indépendante, l’espace est privé.

  • Une grande terrasse donne sur la ruelle.

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    Une grande terrasse donne sur la ruelle.

  • À l’arrière de la maison, on voit l’agrandissement en haut, la terrasse au centre et les espaces de stationnement en bas.

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    À l’arrière de la maison, on voit l’agrandissement en haut, la terrasse au centre et les espaces de stationnement en bas.

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Bien qu’on retrouve dans le quartier un campus universitaire (Concordia), un collège (LaSalle), des tours de condos, l’ancien Forum et d’innombrables restaurants, c’est dans une courte rue paisible, baptisée Baile, que se trouve cette maison érigée en 1875. Elle fait partie d’un ensemble de huit demeures semblables en pierre grise de Montréal, matériau caractéristique de l’époque.

Changez la pierre grise pour le grès rouge et vous pourriez presque être transporté à New York devant l’une de ses classiques maisons « brownstone » auxquelles on peut accéder en descendant l’escalier qui termine sa course au rez-de-jardin ou en grimpant celui qui mène à l’étage principal.

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La façade de la maison, en pierre grise

Presque un loft

À l’intérieur, le style est très urbain avec les hauts plafonds de 14 pi, les murs de pierres et de briques dénudés, les poutres de bois et les structures en acier noir. Plusieurs caractéristiques de la maison originale ont été conservées et mises en valeur. C’est ce style, proche de celui d’un loft ou d’un appartement, qui a séduit les actuels propriétaires. Désireux de vivre dans plus petit, ils ont quitté leur résidence de Westmount il y a cinq ans pour s’y installer avec leurs deux filles, alors étudiantes.

Quand on est entrés ici et qu’on a vu l’espace grand ouvert, cela nous a inspirés. Nous cherchions l’esprit d’un appartement au centre-ville, sans être dans un condo.

Nathalie Trinh, propriétaire

L’intérieur de la résidence, qui est aménagé sur trois niveaux en plus d’une petite mezzanine, avait été entièrement rénové par l’ancien propriétaire, selon les plans proposés par un architecte. « Il avait repris la maison prête à tomber », souligne Mme Trinh. Sans enfant au moment des rénovations, il en avait fait une « maison de célibataire », avec très peu de rangement, de pièces fermées et une mezzanine construite au-dessus de la cuisine pour accueillir sa collection de disques et sa table tournante de DJ. « Les voisins nous ont raconté qu’il y a eu beaucoup de partys ici ! »

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À l’étage, des divisions ont été créées, notamment pour isoler la chambre principale.

À leur arrivée, les propriétaires ont donc adapté l’espace à leurs besoins. Ils ont ajouté du rangement, des cloisons pour créer trois chambres fermées, rénové la salle de bains principale et ont fait réaliser des travaux d’excavation pour créer une pièce servant au rangement. La façade en pierre, qui avait été peinte, a été nettoyée et restaurée. Ils ont aussi amélioré le système de chauffage, notamment avec l’ajout d’une thermopompe, puisque les pièces du rez-de-jardin, où les épaisses fondations sont exposées, étaient froides en hiver.

Avec une largeur de façade de 20 pi, la demeure est étroite, mais en additionnant la superficie des différents niveaux, on obtient une aire habitable de 2400 pi2.

Du calme dans l’action

Malgré sa forte densité de population, le village Shaughnessy compte quelques espaces verts sur son territoire et à proximité. Derrière la maison se trouve une ruelle, comme celles qui sont présentes dans plusieurs quartiers de Montréal. « Même si on est en plein centre-ville, c’est vraiment tranquille, observe la propriétaire. Il y a beaucoup de familles dans le voisinage, aussi des étudiants universitaires et des gens qui habitent le quartier depuis longtemps. »

Le village Shaughnessy est riche en histoire. Ancienne terre agricole offerte aux Sulpiciens, le territoire s’est développé entre les années 1870 et 1910. Il a accueilli plusieurs figures de la bourgeoisie de l’époque, dont Thomas George Shaughnessy, ancien président du Canadien Pacifique, qui a donné son nom au quartier. Son ancienne demeure, la maison Shaughnessy, a été acquise par Phyllis Lambert avant d’être intégrée au Centre canadien d’architecture, qui est situé au bout de la rue Baile.

Depuis, le « village » est devenu un quartier multiethnique reconnu pour son offre alimentaire et ses bonnes adresses, principalement asiatiques. « Depuis qu’on habite ici, on est vraiment paresseux pour cuisiner ! », remarque Mme Trinh, qui s’installera bientôt à Verdun avec son mari, leurs filles quittant bientôt le foyer. Les restaurants à proximité sont l’une des choses qui vont leur manquer, avec les airs de piano joués par leur fille qui, semble-t-il, résonnent magnifiquement bien dans cette maison aux hauts plafonds.

Consultez la fiche de la propriété

La propriété en bref

Prix demandé : 1 358 000 $

Année de construction : 1875

Dimensions de la maison : 20 pi x 38 pi (6,10 m x 11,58 m) (irrégulières)

Superficie habitable : 2400 pi2 (222,97 m2)

Superficie du terrain : 1518,03 pi2 (141,03 m2)

Évaluation municipale (2018) : 793 100 $

Impôt foncier (2021) : 5449 $

Taxe scolaire (2021) : 725 $

Description : cette maison ancestrale rénovée datant de 1875 est aménagée sur quatre niveaux. Elle compte trois chambres, deux salles de bains et une salle d’eau, une aire ouverte au rez-de-chaussée avec plafonds de 14 pi, une grande terrasse privée, deux espaces de stationnement couverts et une entrée indépendante au rez-de-jardin.

Courtière : Carly Fridman, Royal LePage Héritage