Des propriétaires nous ouvrent les portes de leur demeure d’exception, offerte sur le marché de la revente.

Emmanuelle Mozayan-Verschaeve
Emmanuelle Mozayan-Verschaeve Collaboration spéciale

Ce vaste domaine de 109 arpents, situé au 284, chemin Cyrille-Beaudry, à Saint-Paul, près de Joliette, a de nombreux attraits extérieurs et intérieurs. À la fois érablière, plantation forestière et terre agricole, cette propriété, dont une partie du terrain borde la rivière L’Assomption, comprend une maison, une immense grange et une cabane à sucre à croquer.

Stéphane Beaucage est lié depuis longtemps à cette terre familiale. « Elle appartenait à mon oncle et à ma tante. Quand ils ont acheté, c’était une érablière et il y avait beaucoup de ménage à faire. Ils ont planté 4000 conifères, dont des pins, des épinettes, des sapins ainsi que des arbres fruitiers. Dans les années 1990, ils ont décidé de construire une cabane à sucre à partir de la pruche buchée sur le terrain. J’ai participé à la construction à l’époque. Gabriela, ma conjointe, était enceinte de notre plus vieux à ce moment-là et elle nous aidait en passant les clous pendant que l’on construisait », révèle en riant M. Beaucage.

  • Stéphane Beaucage et Gabriela Sube Avalos ont réalisé de nombreux aménagements et ont participé à la construction de la cabane à sucre.

    PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

    Stéphane Beaucage et Gabriela Sube Avalos ont réalisé de nombreux aménagements et ont participé à la construction de la cabane à sucre.

  • La famille a passé de très heureux moments dans la cabane. « On s’est beaucoup amusés et on a fait de bons petits soupers sur le poêle », se souvient Stéphane Beaucage.

    PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

    La famille a passé de très heureux moments dans la cabane. « On s’est beaucoup amusés et on a fait de bons petits soupers sur le poêle », se souvient Stéphane Beaucage.

  • Dans la cabane à sucre, la propriétaire a conçu une table qui se transforme en lit de grande taille (queen) pour les parents et a créé une mezzanine qui sert de dortoir aux enfants.

    PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

    Dans la cabane à sucre, la propriétaire a conçu une table qui se transforme en lit de grande taille (queen) pour les parents et a créé une mezzanine qui sert de dortoir aux enfants.

  • L’une des parcelles du domaine donne sur un méandre de la rivière L’Assomption.

    PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

    L’une des parcelles du domaine donne sur un méandre de la rivière L’Assomption.

  • La plantation forestière jumelle les érablières. La diversité des arbres et des aménagements extérieurs rend cette terre particulièrement agréable.

    PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

    La plantation forestière jumelle les érablières. La diversité des arbres et des aménagements extérieurs rend cette terre particulièrement agréable.

  • Restaurée, la grange bénéficie d’une grande superficie et peut aussi bien servir d’abri à des animaux que de salle coquette pour organiser de grandes fêtes. « C’est très joli à l’intérieur parce que c’est tout en bois de grange et qu’il y a un bel éclairage », indique Gabriela Sube Avalos.

    PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

    Restaurée, la grange bénéficie d’une grande superficie et peut aussi bien servir d’abri à des animaux que de salle coquette pour organiser de grandes fêtes. « C’est très joli à l’intérieur parce que c’est tout en bois de grange et qu’il y a un bel éclairage », indique Gabriela Sube Avalos.

  • On emprunte le pont qui enjambe la rivière pour cheminer vers la cabane à sucre et l’érablière.

    PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

    On emprunte le pont qui enjambe la rivière pour cheminer vers la cabane à sucre et l’érablière.

  • Pleine de charme, la cabane à sucre affiche une toiture et des fenêtres écarlates.

    PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

    Pleine de charme, la cabane à sucre affiche une toiture et des fenêtres écarlates.

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Au printemps 1999, il entreprend de faire bouillir l’eau d’érable dans la cabane à sucre, l’objectif étant de faire du sirop de grande qualité pour en vendre un peu au détail, en donner aux proches et fournir le gros de la production à la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (maintenant appelée Producteurs et productrices acéricoles du Québec). Une formidable tradition commence alors, puisque toute la famille se réunit là chaque année.

« On a fait de grosses fêtes du temps des sucres, on mettait des tables à l’extérieur, c’était vraiment le fun. Quand, en 2012, mon oncle m’a annoncé qu’il voulait vendre, ça m’a fait quelque chose parce que j’étais bien attaché à la cabane. Je trouvais que c’était très beau et on a donc pris la décision avec Gabriela de l’acheter et de continuer l’exploitation. »

Une ferme… ou une salle de mariage !

Le couple, qui vit à Repentigny, met la maison située sur le domaine en location, mais Stéphane poursuit l’ouvrage sur le terrain dès qu’il en a le temps et embauche du personnel chaque printemps pour préparer le sirop. « Comme je suis dans le domaine agricole, c’est difficile de me libérer pendant la saison des sucres pour faire le travail », explique-t-il.

En 2016, il entreprend de sauver la grange en solidifiant la structure et en refaisant les murs tout en veillant à conserver le cachet originel du bâtiment. « On est très fiers du résultat ; c’est un endroit où il est possible de stocker de la machinerie, mais aussi de loger des animaux, par exemple », informe-t-il. Gabriela imaginait quant à elle louer cet espace chaleureux pour y organiser des évènements festifs.

Une nouvelle occasion

À l’automne 2019, les maîtres des lieux engagent un ingénieur forestier pour faire des plans d’aménagement et prévoir une coupe sélective des arbres malades. Amoureux de la cabane à sucre, ils y séjournent régulièrement avec leurs trois enfants, et Gabriela, qui est designer d’intérieur (Avalos Design), optimise l’espace en créant notamment une mezzanine. C’est un petit chalet rudimentaire, mais le cadre est vraiment coquet et il y a tout de même l’eau courante et une toilette.

« Quand ils étaient petits, les enfants adoraient jouer et glisser dehors. L’endroit est propice à différents sports de plein air, comme de la raquette, de la motoneige l’hiver, de grandes promenades dans le bois et au bord de la rivière l’été », remarque Gabriela Sube Avalos.

Ça laisse beaucoup de liberté et c’est assez rare d’avoir un terrain vallonné, plein de charme qui regroupe autant d’activités sur un seul domaine.

Gabriela Sube Avalos

Puis, en mars 2020, le couple profite de la maison du domaine laissée vide pour y faire quelques rénovations, dont la peinture extérieure et intérieure et la réfection de la salle de bains. « À ce moment-là, on avait acheté une nouvelle maison à Repentigny et il y avait des travaux en cours. Comme elle est située au bord de l’eau, elle joue à la fois le rôle de résidence principale et de chalet, c’est pour cette raison qu’on a décidé de vendre le domaine », explique Stéphane Beaucage. Selon lui, l’endroit offre les avantages de la vie à la campagne sans les inconvénients, puisqu’il se situe tout près de la municipalité active de Joliette et à environ 35 minutes de Montréal.

« Il y a une superficie intéressante pour démarrer une production biologique ou traditionnelle ou pour exploiter une ferme animalière. La terre et l’érablière peuvent aussi être louées pour procurer une source de revenus supplémentaires et je vois également l’occasion de faire de l’agrotourisme. C’est une très belle et vaste terre qui laisse la place à de multiples possibilités », souligne le propriétaire.

> Consultez la fiche de la propriété

La propriété en bref

Prix demandé : 899 000 $
Évaluation municipale : 859 700 $
Année de construction : 1989
Superficie du terrain : 4 034 006 pi2
Dimensions de la maison : 38,4 pi x 30 pi
Impôt foncier : 2705 $
Taxe scolaire : 211 $
Courtier immobilier : Rémi Paradis, Proprio Direct