Rien, pas même la COVID-19, n’a pu freiner les ardeurs du marché immobilier résidentiel québécois, qui a battu des records de vente cette année. Mais il pourrait reprendre un peu son souffle en 2021, selon des projections publiées mercredi par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ).

Sylvain Sarrazin Sylvain Sarrazin
La Presse

Quand la fin de l’année 2020 sera atteinte, un total de 110 000 transactions annuelles devraient être enregistrées, ce qui constitue un record, avec une hausse de 15 % des ventes. La parenthèse d’avril (-75 % de ventes pour ce mois en raison de la paralysie quasi générale de l’économie) fut largement absorbée par la reprise estivale, en juin et en juillet, caniculaire pour les courtiers.

Les ventes de propriétés unifamiliales se sont accrues de 17 % entre janvier et novembre, tandis que l’attrait pour les zones non urbaines se confirme : les transactions dans les régions métropolitaines de Montréal et de Québec ont certes augmenté de 10 %, mais les autres secteurs de la province ont enregistré une forte hausse de 28 %.

Quant aux prix, un nouveau record est attendu cette année au Québec avec un tarif médian de 295 000 $ pour les maisons unifamiliales, soit une augmentation de 13 % depuis 2019.

Un seau d’eau sur la tête en 2021

Pour autant, le marché devrait se calmer un peu l’an prochain, même s’il restera vigoureux. L’APCIQ prévoit une baisse des transactions de l’ordre de 11 %, avec des conditions toujours favorables aux vendeurs, ainsi qu’un gonflement des prix, mais bien moins spectaculaire qu’en 2020.

Les analystes comptent également sur un affaiblissement de la surchauffe et de la surenchère à Montréal et dans sa région, ce qui devrait donner un peu d’air aux acheteurs.