Des propriétaires nous ouvrent les portes de leur demeure d’exception, offerte sur le marché de la revente.

Sophie Ouimet Sophie Ouimet
La Presse

Tout a commencé avec le besoin de prendre un peu d’air le temps d’une année. Adrien Williams et Geneviève Beausoleil-Allard avaient été dans les rénovations jusqu’au cou avec le triplex dans lequel ils vivaient. Le couple a donc décidé de partir vivre en Colombie-Britannique pendant un an avant de revenir pour fignoler les travaux.

« Dans le fond, on partait dans l’Ouest pour faire une pause sur les rénovations, parce que c’est quand même prenant, rénover », affirme Adrien Williams. La maison, située dans le Vieux-Rosemont, tout près de la Promenade Masson, est composée de trois logements : un grand appartement au rez-de-chaussée (qui compte également un sous-sol), ainsi que deux 3 ½ côte à côte à l’étage. La famille occupait le logement principal du premier niveau, qu’elle avait fait entièrement rénover par les architectes de la firme Microclimat.

PHOTO FOURNIE PAR LE COURTIER

Cette partie de l’appartement est résolument contemporaine, notamment avec l’usage de matériaux comme le bois et le béton.

Parents d’une fille de 8 ans et d’un petit garçon de 2 ans, Adrien et Geneviève souhaitaient d’abord aller passer une année scolaire en Colombie-Britannique. Mais la vie étant ce qu’elle est, les plans ont changé en cours de route et ils ont décidé de s’établir définitivement dans l’Ouest canadien. « Adrien a de la famille là-bas aussi, explique Geneviève. On est partis à la fin de l’été dernier en se disant qu’on allait y passer 10 mois et revenir à Montréal après. Mais finalement, la vie nous emmène ailleurs un peu. On est bien installés là-bas, donc on a choisi de prolonger notre séjour. »

Cette décision impliquait toutefois de vendre la maison de Montréal, ce qu’ils font un peu à contrecœur puisqu’ils n’en ont finalement pas profité longtemps. Ayant acquis la propriété en 2016, ils ont entamé les travaux quelque deux ans plus tard, et y ont vécu environ six mois avant de mettre les voiles.

L’expérience du métier

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Par son métier, Adrien Williams a eu l’occasion de faire quelques collaborations, notamment avec Élément de base, qui signe ce fauteuil gris pâle en forme de L.

Puisqu’Adrien gagne sa vie comme photographe spécialisé en architecture, il a retenu les services d’architectes en qui il avait déjà confiance pour rénover sa résidence. Ainsi, le choix de Microclimat s’est quasiment imposé de lui-même. « Je travaillais déjà avec eux, je les connaissais quand même très bien et on s’était liés d’amitié. Ils sont super cool, super créatifs, et vraiment émergents », souligne-t-il.

Les architectes ont suggéré de réorganiser le rez-de-chaussée en laissant les chambres à l’avant et les espaces de vie — salon, salle à manger, cuisine — derrière.

Ils ont proposé de ramener à l’arrière de la maison les aires de vie commune pour que ce soit plus convivial, et d’ouvrir aussi sur la ruelle avec la fenestration abondante en arrière.

Geneviève Beausoleil-Allard

Cette partie de la maison est résolument contemporaine, jusque dans le choix des matériaux. Mais toute la section avant, où se trouvent les deux chambres, a gardé le cachet d’époque avec les moulures et les boiseries. « On a fait un gros travail de restauration avec les moulures d’origine, ajoute Adrien. Il y a une porte coulissante dans le couloir qui sépare la nouvelle partie de l’ancienne. Donc il y a vraiment une coupure, où l’on passe d’une époque à l’autre. »

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Les comptoirs en béton de la cuisine ont été confectionnés par AtelierB.

Le couple a aussi soigneusement choisi ses collaborateurs, en fonction des expériences passées d’Adrien dans son travail. Ainsi, la confection des comptoirs en béton de la cuisine a été confiée à AtelierB, alors que le chantier a été supervisé par l’entrepreneur Nicolas Deslauriers.

Ce n’est pas tout, il y avait aussi les deux logements de l’étage à retaper, dont le couple voulait se charger lui-même. « Notre but était de vivre en bas, et d’avoir un petit 3 ½ de location. L’autre 3 ½ devait être transformé en bureau, tout en étant disponible pour les amis et la famille quand ils venaient à Montréal », précise Adrien.

Alors que le premier appartement a été rénové, les travaux dans le second devaient se faire au retour de la Colombie-Britannique. Ce sera donc un projet auquel les nouveaux propriétaires pourront s’attaquer !

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Bien que les chambres aient fait partie des rénovations, le cachet d’époque y a été conservé. Un bon travail de restauration a été effectué sur les moulures, qui étaient peintes.

La propriété en bref

Prix demandé : 995 000 $

Année de construction : 1930

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Le logement principal compte deux salles de bains, l’une au rez-de-chaussée, l’autre au sous-sol.

Superficie du terrain : 1950 pi2

Superficie habitable : 2174 pi2

Évaluation municipale (2018) : 692 000 $

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L’arrière de la résidence est abondamment fenestré et s’ouvre sur la cour.

Taxes municipales (2020) : 4854 $

Taxes scolaires (2020) : 668 $

Description : Triplex en plein cœur du Vieux-Rosemont, dont le rez-de-chaussée a été rénové par la firme d’architecture Microclimat. L’appartement principal compte deux chambres, ainsi qu’un sous-sol de 6 pieds partiellement aménagé. On trouve aussi deux logements côte à côte à l’étage, dont l’un a fait l’objet de rénovations, et qui disposent de terrasses à l’arrière.

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L’un des deux 3 pièces 1/2 à l’étage a été rénové, alors que l’autre est toujours à refaire.

Courtier : David Pontbriand, Proprio Direct

Il y aura des visites libres le dimanche 6 septembre.

> Consultez la fiche de la propriété

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Située sur la 4e Avenue, dans le Vieux-Rosemont, la maison se trouve à deux pas de la Promenade Masson.