Des propriétaires nous ouvrent les portes de leur demeure d’exception, offerte sur le marché de la revente.

Valérie Simard Valérie Simard
La Presse

Vous êtes incapables de situer Arundel sur une carte ? Tant mieux, puisque voilà la preuve que le village demeure un secret bien gardé. Ayant une vocation agricole, ce village des Laurentides de 500 habitants a sur son territoire de splendides maisons de ferme, dont celle que possèdent Marie Sicotte et son conjoint.

PHOTO FOURNIE PAR LA COURTIÈRE

La grange et le poulailler n’ont pas été utilisés depuis plusieurs années, mais ils sont néanmoins en très bon état.

Il y a une vingtaine d’années, le couple a acquis cette résidence, située sur le terrain voisin de ses terres agricoles, dans le but de l’offrir en location. À ce moment-là, la ferme n’était déjà plus en exploitation, mais le poulailler et l’imposante grange, très bien préservée, se trouvaient toujours sur le terrain. La grange tout comme la maison, construites entre 1895 et 1920, figurent au Répertoire du patrimoine culturel du Québec.

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Au bout du terrain se trouve la splendide rivière Rouge.

Evans Farm, le nom de la ferme originale, a été conservé par les propriétaires de manière symbolique. « Il y a un caractère historique assez intéressant, souligne Marie Sicotte, qui est également courtière immobilière. On a trouvé dans le cadrage d’une poutre, en faisant des rénovations, une lettre qui date de 1905. D’un fermier qui écrivait au fermier d’à côté. Il parlait de l’hiver rigoureux, il disait : on ne sait pas si on va avoir une bonne récolte l’année prochaine. » La lettre a d’ailleurs été conservée, puis encadrée.

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L’intérieur de la grange a été bien préservé.

Au début du XXsiècle, on comptait plusieurs fermes à Arundel, une petite municipalité située à une vingtaine de kilomètres de Mont-Tremblant. Sur son site internet, on peut lire que la jeune génération a quitté le village après la Seconde Guerre mondiale, entraînant un déclin des exploitations agricoles. Aujourd’hui, il ne resterait qu’une ferme laitière et quelques fermes d’élevage. « Arundel est aujourd’hui principalement une communauté de gens retraités ainsi qu’une communauté “dortoir” où résident les gens qui travaillent dans la région de Mont-Tremblant, et de gens qui possèdent une résidence secondaire », est-il indiqué sur le site. Ce qui n’est pas nécessairement péjoratif pour qui est en quête de tranquillité.

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La pièce maîtresse de la maison est cette aire ouverte au centre de laquelle trône un foyer au bois. Le plancher en bois est d’origine.

Pour Marie Sicotte, la propriété, avec ses 20 acres, se prêterait bien à une renaissance de sa vocation première. « On pourrait convertir cette grange-là [pour accueillir des animaux], suggère-t-elle. Ça pourrait aussi être une résidence secondaire avec un jardin biologique ou même une exploitation commerciale si on le voulait. »

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Les propriétaires ont su, par la décoration, ajouter une touche contemporaine à la maison, tout en respectant son passé. 

La propriété pourrait aussi être acquise pour ce qu’elle est : une jolie résidence, principale ou secondaire, rénovée avec goût, dans le souci d’en conserver le cachet. Mais aussi, un immense terrain qui rejoint la rivière Rouge, un plan d’eau reconnu pour son parcours canotable. La rivière est située à un peu moins d’un kilomètre de la maison. Une route et un champ les séparent.

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La cuisine et la salle à manger donnent, à l’extérieur, sur une grande terrasse.

La particularité de la rivière Rouge est qu’il y a de magnifiques bancs de sable. L’été, c’est vraiment incroyable.

Marie Sicotte, courtière et copropriétaire

Aménagée sur deux niveaux, la maison compte huit pièces, dont quatre chambres et deux salles de bains. La chambre principale, au rez-de-chaussée, se trouve dans un agrandissement qui a été construit récemment à l’arrière du bâtiment, sur des fondations déjà existantes, qui supportaient « probablement une galerie extérieure à l’époque », suppose la propriétaire.

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La chambre principale, côté jardin, a été aménagée dans un agrandissement construit il y a deux ans.

De sa maison, elle apprécie particulièrement la convivialité de la vaste aire de vie au rez-de-chaussée, au centre de laquelle trône un foyer, vitré sur trois côtés.

Ces dernières années, la maison était offerte en location sur la plateforme Airbnb. Avec l’interdiction de la location à court terme en raison de la pandémie, le couple de propriétaires cherche à la louer à long terme ou à trouver un acheteur souhaitant l’acquérir. « Si quelqu’un tombe en amour avec et la veut… j’en ferai une autre, c’est tout ! »

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Une salle de bains jouxte la chambre principale. On en retrouve une autre à l’étage.

La propriété en bref

Prix demandé : 695 000 $

Année de construction : entre 1895 et 1920

Superficie du bâtiment : 1352 pi2

Superficie du terrain : 20 acres

Évaluation municipale (2019) : 339 400 $

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On perçoit bien le toit en pente de la maison, dans les chambres situées à l’étage.

Impôt foncier (2019) : 2919 $

Taxe scolaire (2020) : 324 $

Description : ancienne maison de ferme, avec grange et poulailler, située sur un terrain plat de 20 acres, en bordure de la rivière Rouge. La résidence compte huit pièces, dont quatre chambres. Planchers de bois d’origine, toiture en tôle refaite en 2018 et foyer au bois.

Courtière : Marie Sicotte, Groupe Sutton Centre-Ouest

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