Des propriétaires nous ouvrent les portes de leur demeure d’exception, offerte sur le marché de la revente.

Marie-Andrée Amiot Marie-Andrée Amiot
La Presse

Au départ, on était perplexe. Le cottage en pierre de Laval-sur-le-Lac était-il ancestral ? Une belle vieille maison qui aurait survécu au modernisme ? Pourtant, la fiche descriptive parlait d’une maison bâtie en 2010… On a évidemment imaginé que d’habiles rénovateurs avaient conservé une ancienne structure et l’avaient soigneusement restaurée.

PHOTO FOURNIE PAR RE/MAX 2001, N. M.

Les portes en acajou ont été fabriquées sur mesure par des artisans. La pièce au-dessus du garage sert de coin travail (avec salle de bains) et pourrait être transformée en chambre.

Eh bien, on avait tout faux. La maison a été construite par un couple soucieux de reproduire le plus fidèlement possible une vraie maison ancienne. Inutile d’ajouter qu’on a flatté le propriétaire quand on lui a posé la question. « Vous me faites tellement plaisir, nous a répondu Philippe Marsan. C’est exactement l’effet qu’on cherchait ! »

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Le parquet est un assemblage de lattes en chêne blanc travaillées par des artisans. Les propriétaires ont choisi de blanchir les lattes et les poutres (décoratives). L’escalier, conçu par les propriétaires, comporte des fils métalliques qui rappellent les câbles de drisse de bateau.

Philippe et sa femme Julie souhaitaient créer une maison au look intemporel qui traverserait le temps. Constructeur de son métier, Philippe en avait vu d’autres. « J’ai bâti pour des clients des maisons modernes, toujours haut de gamme, explique le jeune quinquagénaire. On voulait pour notre famille une maison traditionnelle dont le cœur serait éternel. » Pas champêtre, tient-il à préciser, mais actualisée. Avec une âme, dirait-on.

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Situé près des pièces communes et ouvert sur le séjour, le coin travail permet aux enfants de faire leurs devoirs. Un petit espace (invisible sur la photo) abrite l’ordinateur de la propriétaire et ses livres de cuisine.

L’aventure a commencé par le choix du terrain. « Tous les quatre [le couple a deux filles, maintenant adolescentes], on aimait la campagne, les grands arbres, la navigation et… le golf ! On savait qu’à Laval-sur-le-Lac, on trouverait. » Le quartier où est située la maison date de plusieurs décennies, les arbres sont matures et nombreux. Les terrains, immenses. Parfait pour ce quatuor en quête de tranquillité.

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Le séjour est une des pièces préférées de la famille. Lové près de la cuisine et du coin travail des enfants, il permet aussi un accès à l’arrière.

Ville hors norme

Dès la création de la ville en 1915, les pères fondateurs voulaient en faire un secteur privilégié pour privilégiés. Installé à l’extrémité ouest de l’île Jésus, aux confluents des rivières des Prairies et des Mille Îles et au bord du lac des Deux Montagnes, le coin s’y prêtait.

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Confortable avec son foyer et sa vue sur la cour, le salon est à l’autre extrémité de la maison.

Les règlements de construction exigeaient que les résidences soient bâties à 40 pi de la ligne de rue. La construction était limitée à une maison par lot et interdite sur les terrains de moins de 100 pi de longueur. Les Montréalais fortunés y passaient leur été pour s’éloigner de la ville et profiter de l’eau, peut-on lire dans un document sur l’histoire de ce quartier huppé publié par l’Association de citoyens de Laval-sur-le-Lac.

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La salle à manger est ouverte sur la cuisine et, à l’extérieur, sur le balcon couvert. On a repris les pierres extérieures pour la cloison qui divise le séjour et le coin travail. C’est voulu : le propriétaire tenait à ce que cette maison reflète les anciennes auxquelles on avait ajouté des rallonges.

De havre de villégiature, le quartier s’est tranquillement transformé en banlieue cossue. Au fil des ans, les chalets ont cédé leur place à de grandes maisons habitables à l’année. Les terrains sont restés grands.

Les arbres autour des bungalows, cottages et plain-pieds ont poussé, les limites sont déterminées par de hautes haies de thuyas. Vastes (certaines sont immenses), les propriétés du quartier sont feutrées et privées. Exactement ce que cherchait la famille de Philippe et Julie. « Surtout que la maison est à mi-chemin à pied entre la marina et le terrain de golf », ajoute Philippe.

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Les pièces du rez-de-chaussée sont en enfilade. De gauche à droite, il y a le salon (ici), la salle à manger, le séjour et la cuisine près de la salle à manger.

Voulant intégrer l’architecture de la maison à celle du quartier, le couple souhaitait aussi assurer la pérennité de la propriété. « On a tenu compte des résidences autour en choisissant le style et les composantes. »

Matériaux nobles et travail d’artisan

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Moderne, mais affichant un look de maison campagnarde, la cuisine est le lieu de prédilection lors des réceptions de la famille. La surface de travail de l’îlot est en cerisier.

D’emblée, le constructeur précise que les matériaux utilisés ont fait l’objet de beaucoup de recherches. « On voulait des matériaux nobles tels des pierres naturelles et le bois. On a fait appel à plusieurs artisans et corps de métier. »

D’abord l’extérieur. « Les pierres de la façade viennent de la carrière Ducharme, chacune a été taillée à la main par des maçons. Les portes d’entrée et celles des garages, en acajou, ont été fabriquées sur mesure, selon nos directives. Les murs des garages et de l’extension sont recouverts de lattes en cèdre. Le toit est en lattes d’acier », énumère le propriétaire.

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La chambre principale reprend les éléments architecturaux du reste de la maison : les fenêtres à crémone, les poutres du plafond, les armoires et tiroirs de rangement installés le long du mur dont les portes sont les mêmes que celles de la cuisine.

Philippe précise que le choix des deux types de matériau du recouvrement des murs extérieurs est voulu.

On voulait que cette maison soit le plus authentique possible, comme les anciennes où on a bâti des ajouts au fil du temps.

Philippe Marsan

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La chambre principale, son walk-in et sa salle de bains occupent presque la moitié de l’espace de l’étage.

Pour l’intérieur, on a aussi fait appel aux artisans. Les lattes de 10 po du plancher sont en chêne blanc et ont été taillées à la main. « Elles ont été travaillées puis antiquées pour refléter le look de la maison. » Ici et là, on a ajouté des touches artisanes, comme le magnifique plafond du passage à l’étage qui rappelle une coque de bateau, un clin d’œil à l’intérêt du couple pour la navigation.

Il y a quatre salles de bains, quatre chambres et une multitude d’autres pièces dans cette maison. La cour arrière, avec son balcon couvert, sa piscine et son vaste trottoir en marbre, rappelle celle des grandes propriétés d’exception. Pourquoi partir ? Parce que le couple a choisi de s’éloigner encore plus des grands centres en privilégiant les Laurentides. La nouvelle maison, semble-t-il, ressemble étonnamment à celle-ci. Quand on aime…

PHOTO FOURNIE PAR RE/MAX 2001, N. M.

La salle de bains des parents est adjacente au walk-in, lui-même contigu à la chambre. Les murs et le sol sont en marbre de Carrare.

La propriété en bref

Prix demandé : 1 987 000 $

Année de construction : 2010


PHOTO FOURNIE PAR RE/MAX 2001, N. M.

Le plafond a une forme particulière. Il a été conçu pour imiter une coque de bateau, reprenant le thème nautique initié par les câbles de drisse de l’escalier. Le couple a un intérêt particulier pour la navigation.

Pièces : 20 pièces, comprenant 4 chambres, 4 salles de bains, 1 salle d’eau, 2 foyers, piscine creusée, garage double.

Superficie du terrain : 25 000 pi2

Évaluation municipale : 1 420 200 $

PHOTO FOURNIE PAR RE/MAX 2001, N. M.

Au sous-sol, les propriétaires ont installé un mini-bar et un vaste cellier qui peut accueillir jusqu’à 1000 bouteilles.

Impôt foncier : 11 580 $

Taxe scolaire : 2535 $

PHOTO FOURNIE PAR RE/MAX 2001, N. M.

On voit ici l’arrière de la propriété. La piscine est entourée d’un trottoir en marbre et comporte une petite chute.

Courtière : Nathalie Maréchal, Re/Max 2001 N. M.

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