Travaillant sur des projets résidentiels de plus en plus complexes, l’architecte Julia Lianis a eu le goût de revenir à ce qui la passionne : la construction verte. Elle a conçu une maison accessible tant du point de vue budgétaire que technologique, où les occupants respireraient aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Voici comment sa vision se concrétise, en 12 points.

Danielle Bonneau Danielle Bonneau
La Presse

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

L’architecte Julia Lianis désirait que les occupants aient l’impression d’être dehors lorsqu’ils se trouvent à l’intérieur, en profitant de la vue et en se sentant bien. « Cela contribue au bonheur », croit-elle. À titre de promoteur, elle a supervisé la construction d’une maison de 1675 pi2 dans le Domaine Espaces Boréales, à Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson, qu’elle a nommé La Mésange.

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La maison s’intègre dans un terrain boisé d’une superficie d’un acre (presque 46 000 pi2/4272 m2), avec un accès au lac Piché et à diverses activités. Orientée vers le sud, elle est bordée de fenêtres à l’arrière. La lumière entre donc à flots.

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L’absence d’un sous-sol permet de diminuer tout risque d’entrer en contact avec du radon. La dalle de béton, à chauffage radiant, emmagasine la chaleur émise par le soleil le jour et la diffuse la nuit. Autre avantage : ce choix évite l’installation d’un revêtement de sol, qui aurait émis des composés organiques volatils (COV).

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Un foyer est toujours sympathique dans une maison de campagne. Julia Lianis a choisi un modèle… électrique, afin qu’il n’y ait aucune source d’émission de particules fines dans l’air, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur. Le foyer comporte trois faces et peut être admiré autant de la cuisine que du salon.

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Le modèle Dimplex Opti-Myst est sécuritaire. Il met à profit la technologie ultrasonique pour créer une fine évaporation d’eau. Un système de lumières à DEL produit l’illusion d’une flamme dansante. Pour créer l’effet recherché, le foyer est rectangulaire et est constitué de deux modules. Au-dessus, un aéroconducteur muni d’un ventilateur souffle de l’air chaud pour donner un chauffage immédiat, au besoin.

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Dans la cuisine, l’architecte a cherché à réduire les émissions de formaldéhyde. Mettant l’accent sur l’îlot, elle a demandé à un ébéniste de le recouvrir de merisier, traité avec une huile naturelle.

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Une hotte a été intégrée au-dessus de la future cuisinière, pour expulser à l’extérieur les contaminants issus de la cuisson. « C’est important que l’appareil soit silencieux, pour qu’il soit utilisé, insiste Mme Lianis. Sinon, on contamine l’air à l’intérieur. »

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La peinture a aussi été sélectionnée avec soin. C’est un produit de marque Sico Écosource à formule zéro COV qui a été appliqué partout dans la maison. « Je choisis toujours l’uniformité, indique Julia Lianis. J’ai donc opté pour le fini velouté autant pour les murs que les plafonds. »

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Un système de ventilation mécanique de marque Lifebreath, qui récupère jusqu’à 86 % de la chaleur, a été installé. Cela n’empêche pas d’ouvrir les portes-fenêtres et les fenêtres. « Cela fait du bien de prendre une bouffée d’air, indique Julia Lianis. Il ne faut pas hésiter à ventiler par souci de perdre la chaleur de la maison. »

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Dans les trois chambres (une au rez-de-chaussée et deux à l’étage), des fenêtres sont installées sur deux murs différents pour permettre une bonne ventilation naturelle. Sur les deux niveaux, toutes les fenêtres aisément accessibles peuvent s’ouvrir.

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Les portes-fenêtres possèdent toutes des moustiquaires pour demeurer ouvertes sans problème pendant la saison estivale et avoir une bonne brise. Grâce aux arbres environnants, l’air conditionné ne sera pas nécessaire, souligne Mme Lianis.

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Pour ajouter au sentiment de bien-être, Julia Lianis a opté pour un plafond cathédrale. Passionnée par l’architecture verte, elle a fait faire un test d’infiltrométrie répondant aux exigences du programme Novoclimat. Mais elle n’a pas cherché à obtenir une certification, cette fois-ci. « C’est le premier jet d’une maison accessible, construite selon des principes écologiques », précise-t-elle. Le prix : 525 000 $ (taxes en sus).