(Montréal) Le marché immobilier de la région montréalaise continue de se contracter alors que les ventes de maisons ont augmenté le mois dernier, alors que le nombre d’inscriptions à la vente chutait.

La Presse canadienne

Selon l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec, les ventes résidentielles se sont chiffrées à 4339 en juin, ce qui représentait une augmentation de 7 % par rapport au même mois l’année précédente.

Cette croissance survenait alors que le marché montréalais connaissait sa 45e baisse mensuelle consécutive du nombre d’inscriptions en vigueur.

« Il faut remonter à juin 2005 pour observer des conditions de marché aussi serrées. Le nombre de mois nécessaires pour écouler (les) propriétés à vendre avoisine les 5 mois seulement, et ce, sur l’ensemble des secteurs de la région métropolitaine de Montréal », a souligné dans un communiqué la présidente du conseil de l’APCIQ, Nathalie Bégin.

Cette situation a entraîné une flambée des prix, en particulier dans les secteurs périphériques de l’île de Montréal.

Le prix médian d’une maison unifamiliale a atteint 352 250 $ le mois dernier, soit une hausse de 8 % par rapport à juin 2018.

Les copropriétés coûtent 2 % de plus, avec un prix médian de 261 000 $, tandis que le prix des plex avec deux à cinq unités a bondi de 6 %, pour atteindre un prix médian de 539 000 $.

Les plus importantes augmentations globales des ventes ont été enregistrées dans les secteurs de Saint-Jean-sur-Richelieu et de la Rive-Nord, où elles ont grimpé de 16 % et 12 % respectivement. La région de Vaudreuil-Soulanges a été la seule région à connaître une baisse de ses ventes. Celles-ci ont diminué de 11 % à la suite des inondations printanières qui se sont produites dans plusieurs de ses quartiers.

L’activité a été jugée « soutenue » sur le marché de la Rive-Sud, où les ventes ont progressé de 10 %, ainsi que ceux de Laval et de l’île de Montréal, où elles ont avancé de 5 % dans les deux cas.