Julien Viau-Lapointe et sa conjointe Frédérique essaient de diminuer leur empreinte écologique. Ils achètent en vrac, font attention à leur utilisation de l’eau, tentent de réduire les déchets. Quand ils se sont lancés à la quête d’une maison, ils ont voulu faire le meilleur choix pour la planète.

Danielle Bonneau Danielle Bonneau
La Presse

« L’emplacement était très important pour être près du travail et de commerces de proximité, explique Julien Viau-Lapointe. On pensait que ce serait plus écologique d’acheter un bâtiment existant qu’une maison neuve. Il n’y en a pas beaucoup qui sont certifiés LEED. On ne pouvait pas juste se baser là-dessus. »

L’habitation qui les a séduits, finalement, est neuve. Elle n’était pas complètement finie lorsqu’elle a été mise en vente. Parmi ses atouts figurait la perspective d’une certification LEED. Le couple a rapidement fait une offre d’achat. « Cela a joué dans la décision, mais ce n’était pas le critère numéro 1, reconnaît le propriétaire. J’ai eu un coup de cœur pour le quartier, pour l’architecture. On voulait une maison lumineuse et belle. Elle convenait vraiment à tout ce qu’on recherchait. »

On vise le niveau platine

Julien Viau-Lapointe et sa conjointe ont acheté en février 2018 et ont emménagé l’été dernier avec leur bébé. Ils ont travaillé conjointement avec l’entrepreneur Simon Gareau, de Siga Développement, pour obtenir le plus haut pointage possible. Ils pourraient atteindre le niveau Platine.

PHOTO FOURNIE PAR RAPHAËL THIBODEAU

Même si elle est en rangée, la maison est lumineuse. 

« On a choisi certaines plantes, lorsqu’on a fait l’aménagement paysager, en sachant combien de points cela nous fournirait, explique-t-il. Notre borne électrique nous en a donné d’autres. On a décidé d’aller le plus loin possible. »

Chercher à réduire son empreinte écologique est un processus constant, indique le jeune homme de 33 ans.

« On essaie de se demander ce qu’on peut faire dans nos actes quotidiens pour rester conformes à nos principes, que nous voulons inculquer à Léon, qui a 1 an et demi, et au deuxième qui s’en vient. La certification LEED concorde avec le reste et nous encourage à continuer. »

Leur maison en rangée étant neuve, ils apprécient les procédés employés pendant la destruction de l’ancienne habitation et la construction de la nouvelle, pour disposer des déchets de façon adéquate.

Bon confort

PHOTO FOURNIE PAR RAPHAËL THIBODEAU

Julien Viau-Lapointe et sa conjointe Frédérique ont eu un coup de cœur pour cette maison en rangée, dans Rosemont.

Mais qu’en est-il du confort ? « On est bien, constate M. Viau-Lapointe. On a une belle luminosité. Les grandes fenêtres et le puits de lumière font une grande différence. Il n’y a pas de courant d’air, on a obtenu un très bon score d’infiltrométrie. Le sous-sol est très bien isolé. C’est à notre avantage que la maison soit plus durable et qu’elle consomme potentiellement moins de ressources. Ce sera aussi bénéfique lors de la revente. C’est loin, mais cela nous permettra de nous distinguer. »

L’entrepreneur Simon Gareau, qui a construit la maison, a abandonné sa carrière de courtier immobilier, poussé par le désir de faire quelque chose de significatif. « J’avais besoin d’exploiter mon côté créatif, explique-t-il. Je m’associe avec des agences d’architecture pour aller plus loin. Dans Rosemont, on a travaillé avec Table Architecture. L’important, c’était de faire un bâtiment durable à faible consommation d’énergie avec une architecture très intéressante. »