Les maisons individuelles seules ou non contiguës, dans le bilan d'octobre des mises en chantier pour les agglomérations québécoises de 10 000 habitants et plus, sont terrassées par les logements collectifs (77 %).

Publié le 18 nov. 2010
Gilles Angers LE SOLEIL

En effet, la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), dans ses plus récentes données, recense, le mois passé, à peine 902 mises en chantier (23 %) de maisons seules. Et, facteur aggravant, une diminution de 28 % pour le même mois de 2009.

En revanche, le décompte des logements collectifs est de 2994, pour une valorisation de 49 % sur l'an passé. Ce qui, finalement, se traduit par une augmentation de 19 % (à 3896) de l'ensemble des mises en chantier au Québec, en octobre.

Mais, jusqu'à présent, en 2010, c'est la copropriété qui soutient le rythme de construction des logements collectifs. «Ce créneau profite d'une clientèle double : les retraités et les premiers acheteurs», trouve l'économiste principal de la SCHL pour le Québec, Kevin Hughes.

Selon lui, le mauvais sort qui s'acharne sur les maisons seules, dont «le régime est d'ailleurs en baisse depuis longtemps», est attribuable à une force conjoncturelle telle un marché de la revente moins tendu, d'une part; à un facteur structurel comme «la présence de produits d'habitations plus abordables qui lui font concurrence, telles les copropriétés», d'autre part.

À telle enseigne, au reste, que dans les agglomérations de 50 000 habitants et plus, les logements en copropriété ont été le moteur principal de la croissance. «Elles sont passées de 666 en octobre 2009 à plus de 1400 en octobre 2010.» Époustouflant.