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Architecture

Cocooning au chalet

Gilles Angers
Le Soleil

Le livre L'Esprit chalet - Architecture, mobilier, objets et décoration à la montagne, paru tout dernièrement aux éditions Rustica (Paris) et distribué au Québec par Prologue de Boisbriand, en témoigne.

L'ouvrage a beau encenser les chalets des Alpes, il vient tout de même nous prendre par le coeur. Car la neige et le bois, tout comme ici, en sont le principe. C'est pourquoi ils sont robustes, simples et si enveloppants.

En liminaire, l'auteure, Monique Cabré, constate que les gens ont dû s'adapter à une nature plutôt hostile. Ils ont donc créé un habitat en accord avec leur environnement tout en employant les matériaux qui s'y trouvent. Là-bas, la pierre et le bois sont souverains. Ici, le bois seul règne en maître. Quant aux toits, ils sont d'ordinaire pentus pour empêcher la neige de s'y amonceler.

Dans les hauteurs alpines, le chalet ne comprend qu'une seule pièce. Dans la plaine ou la vallée, il est plus spacieux et le mobilier plus riche. Ce qui nous ressemble, à présent.

D'autre part, Monique Cabré dit que, dans l'arc alpin constitué par l'Autriche, la Suisse et la Haute-Savoie, le ligneux a été «choisi pour sa robustesse, sa résistance aux variations climatiques et sa longévité». Ici aussi, on a compris ça.

«Comment ne pas tomber sous le charme de ces maisons solides et rustiques, au bois bruni par le soleil ? Qui s'inscrivent si bien dans les sublimes paysages ?», résume-t-elle.

L'Esprit chalet nous apprend, par ailleurs, comment les tavillons (bardeaux de bois) protégeaient bien contre les vents dominants. Du coup, des photos à couper le souffle révèlent la réunion en hameau de quelques chalets ou maisons. Ce qui concilie la quête de la solitude et la vie tranquille en société. On aperçoit, par ailleurs, une maison en rondins, joints en queue d'aronde, «déshabillés de leur écorce», mais grisonnants. Ce qui trahit le grand âge du bâtiment.

Et quelques portes, dont l'une à guichet. Elles sont costaudes, basses ou majestueuses. Tout dépend, d'après Mme Cabré, de l'esprit de l'endroit et de la personnalité des propriétaires. Puis on aperçoit des pavillons multilogements et des hôtels aux façades savamment sculptées, ornées et colorées. On a envie d'y séjourner.

Le bois de chauffage, pour sa part, n'est pas laissé pour compte. Il contribue à l'esprit des lieux. Soit par la désinvolture des cordes, soit par leur ordre cartésien, soit même par leur architecture. Une niche voûtée et contenant des fleurs en pot est percée dans l'une d'elles. La voûte tient par la solidarité même des bûchettes. Charmant.

Autrement, les intérieurs avec leurs détails de construction, leurs meubles usés, leurs poteries, leurs vaisseliers de fortune et leurs couettes de laine portent au rêve. Toutes ces choses durent «plus longtemps qu'une vie».

L'Esprit chalet (55,95 $) est un bouquin à mettre sur ses genoux, dans le salon ou dans la salle familiale, tout en regardant la télé. Pour que, par moments, on se laisse bercer par des images qui, au fond, nous ressemblent. À moins qu'on ne fasse provision d'idées pour le pavillon de montagne qu'on voudrait s'offrir.




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