Astrakan, renard norvégien, chat sauvage. La fourrure prend du galon chez Mobilia, qui propose en série limitée une collection d'accessoires déco réalisée en collaboration avec Harricana.

Publié le 17 nov. 2013
Claudia Guerra LA PRESSE

Si les objets sélectionnés sont plutôt classiques (poufs, coussins, jetés), l'approche choisie par Mobilia pour leur donner une signature actuelle l'est beaucoup moins. C'est en fait la première fois que la chaîne de magasins d'ameublement s'associe à une créatrice de mode, spécialisée dans le recyclage de matières nobles comme la fourrure.

C'est précisément ce qui rendait Mariouche Gagné si intéressante pour Mobilia, qui voulait s'approprier de façon originale la tendance de la fourrure en décoration d'intérieur. «On avait envie d'intégrer la mode dans les accessoires, mais aussi d'encourager les designers d'ici», explique Sandra St-Pierre, acheteuse chez Mobilia.

Des idées astucieuses ont donc été développées pour attribuer à certains des 13 articles que comprend la collection une fonctionnalité vestimentaire. Par exemple, les poufs et les coussins en renard norvégien contiennent une garniture détachable que l'on peut utiliser comme foulard, les jetés peuvent être portés comme un poncho. «Le but était de faire une espèce de clin d'oeil à la mode et non pas seulement à Harricana», ajoute la fondatrice du label écoluxe, Mariouche Gagné.

La designer s'est éloignée quelque peu de sa facture rustique pour répondre aux quatre univers contemporains de Mobilia. D'allure plus raffinée, le chat sauvage de couleur chocolat s'est greffé au cuir d'agneau teint bronze. L'esprit hivernal est évoqué dans la rencontre entre le renard norvégien et un tricot blanc et gris, le cuir verni à effet croco a été associé au renard et au suède noir...

«Je n'aurais pas pensé à l'astrakan recyclé. Cette matière, qui revient à la mode, cadre bien dans un décor de style loft. Comme elle est moins chère, elle permettait d'élargir l'éventail de prix», dit Mariouche Gagné au sujet des articles en patchworks de cuir noir, de maille et de fourrure bouclée.

Si les prix varient de 179$ pour un coussin à 1499$ pour un jeté, il faut savoir que les accessoires ont été confectionnés de façon artisanale dans l'atelier d'Harricana, alors que les poufs ont été assemblés par la société Perez Furniture, située à Montréal. «On pouvait mettre deux jours à faire un jeté», indique Mariouche Gagné. D'autre part, les 200 chandails recyclés et la teinture utilisée ont fait en sorte que les pièces ne sont pas tout à fait identiques.

Dès le 21 novembre, un espace-boutique Mobilia sera aménagé à la boutique d'Harricana, puis des nouveautés signées par la designer s'ajouteront à la collection pour Noël. De plus, la chaîne d'ameublement, qui s'affaire à rafraîchir son image, compte poursuivre l'expérience avec d'autres créateurs l'hiver prochain.

mobilia.ca