Les finissants à la maîtrise en architecture de l'Université Laval ont trouvé des vitrines parfaites pour les créations qu'ils ont soumises au concours de design étudiant : celles du magasin Simons, au coeur du Vieux-Québec.

Michèle LaFerrière
Michèle LaFerrière LE SOLEIL

Les finissants à la maîtrise en architecture de l'Université Laval ont trouvé des vitrines parfaites pour les créations qu'ils ont soumises au concours de design étudiant : celles du magasin Simons, au coeur du Vieux-Québec.

Les futurs architectes ont trouvé des vitrines parfaites pour les créations qu'ils ont soumises au concours de design étudiant: celles du magasin Simons, au coeur du Vieux-Québec. Pour souligner sa collaboration, la maison Simons a pris l'initiative de prêter quatre de ses vitrines à quelques-uns des 45 objets de cette année.

>> Voyez les objets en photos.

Ils seront en vedette, jusqu'au 11 mars, devant la future aile de la boutique, dans les anciens locaux de La Corriveau, au 20, côte de la Fabrique. Puis, comme c'est devenu la coutume, ils seront exposés au Musée de la civilisation, rue Dalhousie, du 13 au 18 mars.

Le président d'honneur de L'Objet 2007, l'architecte Mario Lafond, espère que les passants seront tentés d'en savoir davantage sur l'imaginaire des étudiants et qu'ils auront envie, ensuite, de se rendre au Musée de la civilisation pour y découvrir l'ensemble de leurs oeuvres. Une vente aux enchères aura lieu le vendredi 16 mars, à 19 h.

L'étudiante Lia Maston a eu le bonheur de voir son objet choisi pour figurer dans l'une des vitrines aménagées par les designers de Simons. Sa «cage thoracique» est une amusante cage à oiseaux ouverte, d'où les créatures ailées de plastique peuvent s'évader aisément. Sa forme a été calquée sur la cage thoracique d'une ballerine peinte par Degas. «Le plancher en miroir suggère un espace infini», ajoute la jeune femme. Olivier Jacques et Gabrielle Nadeau ont fabriqué un ourson et un coussin de béton. «On a fait plusieurs tests pour transposer sur le béton une facture souple et textile», explique Olivier Jacques. Pour résumer leur démarche, disons qu'ils ont assemblé des formes de plastique dans lesquelles ils ont coulé le béton. Les coutures sont encore apparentes, ce qui donne l'illusion d'une texture moelleuse. Et pour donner un nombril à leur Teddy Bear, ils lui ont enfoncé un clou dans l'abdomen.

Émotion ou commotion?

Il y a beaucoup de lampes parmi les objets soumis par les étudiants. Celle appelée La Gaffe de Taylor suscitera soit l'émotion, soit la commotion. Son abat-jour est constitué de petites babioles courantes amoncelées les unes sur les autres, et peintes en noir. La base en miroir reflète le visage du spectateur qui réagit, forcément, sous cette masse d'objets de consommation qui ressemble à la fin du monde. Concepteurs : Marc-André Bouchard et Marie-Noëlle Bergeron.

Soixante-dix étudiants ont planché sur ces 45 objets avec du bois, du béton, des plastiques, des matières recyclées, des métaux, des aliments et, très souvent, avec un souci écologique et une solidité qui font foi de leurs qualités de fabrication.