Parmi les matières nobles les plus prisées dans le milieu du design, il y a assurément le marbre blanc. Outre les designers qui le modernisent en l'intégrant à du mobilier contemporain, il y a les architectes qui le choisissent comme revêtement dans un esprit actuel et épuré.

Mis à jour le 14 mai 2012
Lucie Lavigne LA PRESSE

Laurent McComber, architecte et entrepreneur général, se passionne pour les matières naturelles: du marbre au travertin en passant par le quartz et les essences de bois locales, comme le chêne, le frêne et l'érable. Plutôt que de souligner la richesse de ces matériaux, l'architecte préfère les traiter dans une composition minimaliste. En clair, pas de flafla. Ainsi, la surcharge visuelle traditionnellement associée au marbre et l'effet bling-bling sont évités.

À titre d'exemple, Laurent McComber a privilégié le marbre blanc carrare lors de la remise à neuf d'une salle de bains principale, située dans une ancienne maison à étage, à Montréal. Après avoir dégarni et rénové l'habitation, à l'exception de la cuisine, il a conçu et remodelé la salle de bains à partir d'une mosaïque de marbre blanc, sélectionnée par ses clients.

«J'ai choisi un carrelage de marbre blanc pour les murs, en continuité avec la mosaïque au sol», explique le fondateur de l'agence Les ateliers L. McComber. Ainsi, l'ensemble est uniforme, sans toutefois paraître monotone. «En raison de leurs nuances, les veines du marbre animent l'aménagement», enchaîne-t-il.

Astuce de conception: la présence des sanitaires, de l'encadrement des fenêtres et même du mobilier a été atténuée, car tous ces éléments sont blancs. Ainsi, ils se fondent dans l'environnement. Ce qui rend l'atmosphère des plus apaisantes.

«Les rangements, dont le meuble-lavabo, sont dépourvus de poignées. Cette absence de quincaillerie participe à faire disparaître le mobilier afin de mieux rehausser le marbre», ajoute le concepteur.

Dans la foulée, ce dernier fait remarquer qu'il est souhaitable de planifier la disposition de grands carreaux, comme ceux utilisés dans cette salle de bains, en commençant par le haut des murs. «Il vaut mieux terminer avec des carreaux étroits au bas des murs. Ils prennent alors l'allure d'une plinthe de finition», note Laurent McComber.

Photo: Steve Montpetit pour Les Ateliers L. McComber.

Une bordure de finition en marbre a été aménagée autour de la baignoire. Cette douche à l'italienne est dépourvue de seuil en saillie. En raison d'une faible pente, l'eau ruisselle jusqu'à un caniveau surmonté d'une grille en inox.