Contrairement aux autres établissements similaires de la chaîne Hilton, les chambres du nouvel hôtel Embassy Suites, situé au 280 rue Saint-Antoine Ouest, ressemblent à des petits condos. En fait, le Groupe Aquilini a changé son fusil d'épaule chemin faisant et le nouveau bâtiment, qui jouxte l'ancien édifice de The Gazette, comporte aujourd'hui 210 suites hôtelières jusqu'au 11e étage et 204 appartements de type condos - Les Étoiles -, perchés plus haut entre les 12e et 22e étages, et dont les prix varient entre 180 000$ et 450 000$.

Mis à jour le 24 sept. 2007
Marie-France Léger LA PRESSE

Contrairement aux autres établissements similaires de la chaîne Hilton, les chambres du nouvel hôtel Embassy Suites, situé au 280 rue Saint-Antoine Ouest, ressemblent à des petits condos. En fait, le Groupe Aquilini a changé son fusil d'épaule chemin faisant et le nouveau bâtiment, qui jouxte l'ancien édifice de The Gazette, comporte aujourd'hui 210 suites hôtelières jusqu'au 11e étage et 204 appartements de type condos - Les Étoiles -, perchés plus haut entre les 12e et 22e étages, et dont les prix varient entre 180 000$ et 450 000$.

 «Au départ, ce n'était que de l'habitation. Mais en cours de route, le propriétaire a changé d'idée. Il y a avait ici un trou énorme il y a huit ans. Ça a pris du temps; il y a sept niveaux de stationnement en dessous. Et entre-temps le marché a évolué», explique l'architecte du projet, Michel-Ange Panzini.

 C'est donc avec des modèles de condos qu'il a fallu aménager les chambres du futur hôtel: cuisine quasi complète avec deux comptoirs en granit, colonnes de béton apparentes, mur arrondi et portes en placage d'acajou en provenance d'Italie...

La designer Nicole Vekemans a une quinzaine d'aménagements hôteliers à son actif au Québec. Mais ici, il lui a fallu contourner quelques embûches. Comme l'existence de cette cuisine qui grugeait énormément de place. Ce sont entre 500 et 600 pieds carré, l'équivalent d'un grand studio, qu'il lui a fallu transformer en suite confortable. «On était soumis à des contingences architecturales importantes. Il a fallu jouer avec l'espace et être rationnel», a souligné Mme Vekemans.

 Par exemple, elle a fait souffler les murs de la chambre afin d'y glisser des portes coulissantes. Pour obtenir un gain de place, elle a dessiné un mobilier en érable, couleur chocolat, aux lignes horizontales. «J'ai privilégié la ligne horizontale qui rapetisse les meubles. On n'est pas dans le minimalisme mais dans l'épuré.» Le choix des couleurs ton sur ton dans le blanc, l'écru et le beige traduit aussi ce besoin d'espace. La seule touche colorée: un rouge cerise pour réchauffer un peu l'atmosphère.

 Les colonnes apparentes deviennent partie prenante du mobilier. C'est le cas dans la chambre où on a installé des tablettes au-dessus du lit, de chaque côté de la colonne de béton. Les deux comptoirs de cuisine sont en granit du lac Mégantic et tout le mobilier des chambres a été fabriqué au Québec.

La très grande majorité des suites possèdent le bain thérapeutique à deux places Neptune. De même qu'une petite douche transparente. Grâce aux murs arrondis, dans certaines des suites, Mme Vekemans a pu créer des vanités de salle de bains aux courbes rassurantes. «On a l'atmosphère et la chaleur d'un condo, Mais avec les services d'un hôtel. C'est très urbain comme approche», a-t-elle indiqué. Pareil pour les propriétaires des condos aux étages supérieurs qui profitent, eux aussi, des services de l'hôtel.

 Chaque suite est par ailleurs dotée d'une console (Jack Pack) à reconnaissance automatique, permettant de brancher tous les appareils électroniques sur la télévision; appareil photo numérique, portable, iPod, DVD...

 La suite la moins chère, comprenant lit queen, sofa, deux écrans plasma, cuisine incluant un grand réfrigérateur et un micro-ondes, est à 209$ la nuit. La vaisselle est fournie sur demande.

 

Photo André Tremblay, La Presse

La cuisine d'une chambre d'hôtel destinée aux gens d'affaires ou aux touristes.