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Guide de survie dans la section des lampes

Il n'est pas toujours évident de s'y retrouver... (Photo Armand Trottier, La Presse)

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Il n'est pas toujours évident de s'y retrouver dans les allées de lampes des grandes quincailleries. Geneviève Lemieux profite des conseils de Denis Brault, spécialiste en design d'éclairage.

Photo Armand Trottier, La Presse

Lucie Lavigne
Lucie Lavigne
La Presse

Il est souhaitable de se poser quelques questions avant de quitter la maison pour acheter des ampoules. Ça peut éviter bien des retours de marchandise.

1. Envie de lumière chaude ou froide?

- Les lampes fluocompactes de type blanc froid projettent, comme on s'en doute, une lumière froide, vive et bleutée. On les évite donc pour créer de l'ambiance dans la chambre à coucher : elles risquent de refroidir les plus enflammés. On les installe plutôt dans un garage, un atelier, une salle de jeux, une salle de lavage ou un placard. Elles sont aussi parfaites pour les lampes de bureau.

- La lumière «chaude» des lampes fluocompactes de type blanc doux s'apparente à celle des lampes à incandescence. «Mais certains de mes clients trouvent qu'elles projettent une lumière fade», fait remarquer Denis Brault, électricien spécialiste en éclairage résidentiel. Les gens ont tellement été habitués aux lampes à incandescence, ajoute le spécialiste, il leur faut un certain temps pour s'habituer à l'éclairage des fluocompactes.

- «D'un point de vue technologique, les lampes fluocompactes donnent un aperçu plus exact des couleurs», enchaîne Raffi Baltayan, gérant de produits chez Globe Électrique. Fondée à Montréal, cette entreprise produit des ampoules, des luminaires et des accessoires électriques.

- Il existe des lampes fluocompactes compatibles avec les gradateurs standard. Sur leur emballage, il faut surveiller la mention «gradateur» ou dimmable. Ces lampes permettent de tamiser l'éclairage.

- Les tubes fluorescents sont plus minces et moins blafards qu'avant. Ceux de la catégorie «blanc doux» s'intègrent aisément dans l'aménagement d'un logement. Ils n'ont rien à voir avec ceux des hôpitaux. «Maintenant la norme est le tube fluorescent T8 et non plus T12», précise Denis Brault. Le tube T8 convient très bien au garage ou à un atelier.

- Filiformes, les tubes fluorescents T5 sont tout indiqués pour le dessous des armoires de cuisine et pour le mobilier multimédia. En prime, il est possible de changer leur intensité d'éclairage grâce à l'achat d'un ballast et d'un gradateur appropriés.

- Les diodes électroluminescentes ou DEL à culot moyen proposées dans les magasins conviennent bien, entre autres, aux chambres d'enfants, car elles sont froides au toucher et elles peuvent changer de couleur. Les adultes peuvent les utiliser pour s'initier à la chromothérapie ou pour une fête. Cet éclairage au DEL dure 100 000 heures.

2. Besoin d'accentuation ou de lumière diffuse?

- Il existe deux solutions pour rehausser des éléments de décoration, comme des tableaux: des réflecteurs ou des lampes à halogène. Ces lampes servent aussi à illuminer un plan de travail. Dans le cas des réflecteurs, ceux à incandescence (R20, par exemple) procurent une accentuation plutôt générale. Les réflecteurs à halogène (PAR20 notamment) permettent d'accentuer de manière plus définie.

- La reine de l'accentuation demeure la lampe à halogène MR16, selon Denis Brault. Elle éclaire avec une grande netteté. Si elle est dotée d'un culot Bi-Pin, elle doit être utilisée avec un système d'éclairage à basse tension (12 volts) comportant un transformateur.

- Les lampes à halogène au verre givré (Halosoft) offrent un éclairage diffus tout en conservant la brillance caractéristique de l'halogène.

- La lumière des lampes à incandescence et fluocompactes est diffuse.

- Les réflecteurs au DEL (diode électroluminescente) existent, mais ils sont peu accessibles et leur qualité n'a pas été éprouvée, dit Denis Brault. Dans les grands magasins, on trouve notamment des veilleuses et des rails au DEL.

- Globe Électrique vient de lancer un luminaire DEL qui s'insère dans les terrasses extérieures et les marches. «Cette lumière d'ambiance éclaire bien le sol», précise Lisa Zentner, directrice de la division énergétique chez Globe Électrique.

3. Quel culot choisir?

- Le culot moyen (à vis) est le plus courant. Tout le monde le connaît: c'est celui que l'on visse et que l'on trouve sur les lampes à incandescence et fluocompactes.

- Il existe des lampes fluocompactes au culot plus petit qu'à l'ordinaire afin d'être inséré dans les douilles d'un lustre ou d'une lanterne extérieure. Du côté des halogènes, il y a les culots moyens conventionnels, à broche (Bi-Pin) ou GU10 (avec deux tiges apparentes). On trouve des lampes à halogène à 120 volts et à 130 volts. «Ces dernières sont un peu moins brillantes, mais elles sont plus durables», fait remarquer Denis Brault. Le truc pour éviter de choisir le mauvais culot? Apporter avec soi les ampoule grillées à remplacer.

4. La lampe sera-t-elle apparente?

- Choisir une lampe fluocompacte de forme torsadée est peut-être un bon achat écologique (une lampe fluocompacte dure jusqu'à 10 fois plus longtemps qu'une lampe à incandescence), mais voir un «tortillon» au plafond n'est pas ce qu'il y a de plus chic. À moins d'adorer le style, il vaut mieux la camoufler derrière un abat-jour ou le verre givré d'un plafonnier. Sinon, on achète des lampes torsadées de taille réduite. Diverses formes de lampes fluocompactes sont proposées, ce qui facilite leur intégration au décor. Il y a la forme «ampoule» régulière, torsadée, sphérique, aux allures de bougie ou de réflecteur.

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Renseignements: Denis Brault : 450-466-4924

Globe: www.globe-electric.com




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