Comment choisir un baril de récupération d'eau de pluie, comment en fabriquer un soi-même, où l'installer, comment le camoufler et comment l'entretenir et le mettre de côté en hiver: on trouve tout cela et tellement plus encore, soit une compréhension de la précieuse ressource bleue, dans le Guide de l'eau au jardin de Lili Michaud.

Mis à jour le 21 juill. 2011
Carole Thibaudeau LA PRESSE

Dans la section consacrée aux récupérateurs d'eau, l'auteure nous prévient contre les gadgets sur le marché qui pourraient s'avérer décevants. «Il faut vérifier que le baril est solide [en plastique assez épais], dit-elle, et que le robinet est fileté [pour pouvoir y ajouter un tuyau suintant ou un boyau]. J'ai tendance à ne pas favoriser le connecteur branché à la gouttière. J'en ai testé deux ou trois: parfois, une partie de l'eau fuit dans la gouttière. L'option du connecteur est toutefois intéressante pour intercepter l'eau d'une gouttière qui passe à proximité, et la récupérer sur un balcon. Par ailleurs, il faut pouvoir ouvrir le baril pour le vider et le remiser en fin de saison.»

Les chapitres du livre traitant du parcours de l'eau en milieu urbanisé ou de l'impact des changements climatiques sur la disponibilité de l'eau potable nous convainquent de la nécessité de gérer l'eau de façon durable. Notre surconsommation d'eau potable, dit l'auteure, entraîne «une surexploitation des ressources et des équipements de traitement et d'épuration, avec de nombreuses conséquences écologiques, économiques et sociales». Pour l'environnement: diminution de la qualité et de la quantité d'eau dans l'écosystème et réduction de la biodiversité. Pour l'économie: accroissement des coûts d'exploitation des usines de traitement. Pour la société: diminution de la qualité et de la quantité d'eau potable disponible et augmentation de l'impôt foncier.

Un manuel de référence, indispensable à tout jardinier désireux de bien faire les choses.