Pour le jardinier, automne rime avec bulbes. Nous envahissons par milliers les jardineries à la recherche de ces petites plantes si curieusement empaquetées. Imaginez : des petits oignons d'apparence insignifiante qui donneront de spectaculaires fleurs dès la fonte des neiges. Sans bulbes, le printemps est morne et triste, mais avec eux, riche en couleurs et même en parfums.

Pour le jardinier, automne rime avec bulbes. Nous envahissons par milliers les jardineries à la recherche de ces petites plantes si curieusement empaquetées. Imaginez : des petits oignons d'apparence insignifiante qui donneront de spectaculaires fleurs dès la fonte des neiges. Sans bulbes, le printemps est morne et triste, mais avec eux, riche en couleurs et même en parfums.

Les bulbes sont probablement les plantes de jardin les plus faciles à cultiver. Après tout, chacun contient déjà un bouton floral prêt à s'épanouir : il suffit de le planter et de laisser Dame Nature faire son oeuvre, le succès étant presque garanti. Toutefois faut-il savoir choisir les bons bulbes.

Dans notre région, c'est assez facile. Presque tous les bulbes aiment un hiver froid et humide et donc prospèrent sous nos conditions. Voici les plus faciles pour nous : alliums; anémones grecques; bulbocodes; camassies; chionodoxas; crocus; éranthes; fritillaires (presque toutes); iris réticulés; jacinthes; muscaris; narcisses; perce-neige; puschkinias; scilles et tulipes.

Évidemment, il y a des exceptions, notamment les bulbes trop fragiles pour notre climat, mais néanmoins vendus quand même en jardinerie. Ces bulbes peuvent être forcés à l'intérieur, mais ne conviennent pas à la culture en pleine terre. Dans ce groupe, il y a l'anémone des fleuristes, l'iris hollandais et le narcisse Paperwhite.

Enfin, il y a deux bulbes qui, tout en s'adaptant à notre climat si on les traite correctement, sont fragiles à manipuler et exigent un emplacement très spécifique. Mieux vaut les laisser aux spécialistes. Il s'agit de la fritillaire impériale (Fritillaria imperialis) et du lis à queue de renard (Eremerus).

La culture en quelques mots

La plantation des bulbes est très facile. D'abord, il faut un emplacement bien drainé et ensoleillé au printemps. Comme leur feuillage disparaît l'été, on peut toutefois les planter sous des arbres à feuilles caduques tant que le soleil les atteint en début de saison. Idéalement, le sol sera riche ou vous ajouterez du compost ou un engrais à bulbes à la plantation. Évitez toutefois la poudre d'os, qui attire les écureuils.

Plantez les bulbes à une profondeur égale à trois fois leur hauteur, par groupes de 7 à 11 bulbes (gros bulbes) à 15 à 25 (petits bulbes). L'ajout de mycorhizes à la plantation leur est très bénéfique. Comblez le trou de terre et arrosez bien. Enfin, recouvrez de 7 à 10 cm de paillis.

Les bulbes occupent zéro espace dans le jardin : il s'agit de planter d'autres végétaux (comme les vivaces) par-dessus. On peut aussi les planter entre des plantes déjà établies.

Que faire des écureuils?

Ne paniquez pas trop à propos des écureuils. D'abord, ils ne mangent que les tulipes et les crocus. Donc, si vous évitez ces derniers, vous aurez déjà la paix. Dans le cas des tulipes, voici un truc facile : plantez-les à 30 cm de profondeur plutôt qu'à 15 cm (la profondeur normale), les écureuils manquent de patience et abandonnent la partie avant de les atteindre. Pour les crocus, appliquez du fumier de volaille (vendu comme engrais) sur la surface du sol, son odeur les confond.

La longévité des bulbes

La plupart des bulbes sont permanents : vous les plantez une fois et ils reviennent pendant des années. Les tulipes hybrides, toutefois, sont souvent moins durables. Après trois ou quatre ans, leur floraison est passablement terminée. Il faut donc penser en planter de nouveau de temps en temps.

Voilà un projet d'automne facile qui rapportera de bons résultats pendant des années. Qu'attendez-vous de plus?

 

Photo Pierre McCann, archives La Presse

Les écureuils ne mangent que les tulipes et les crocus. Pour les éloigner des crocus, appliquez du fumier de volaille (vendu comme engrais) sur la surface du sol, son odeur les confond.