Il attire rarement l'attention même si ses feuilles sont tronquées comme taillées une à une au ciseau. Ses grandes fleurs verdâtres font leur apparition vers la mi-juin. En dépit de la tache rose à la base des pétales, elles se font habituellement discrètes et se confondent souvent au feuillage.

Pierre Gingras
Pierre Gingras LA PRESSE

Il attire rarement l'attention même si ses feuilles sont tronquées comme taillées une à une au ciseau. Ses grandes fleurs verdâtres font leur apparition vers la mi-juin. En dépit de la tache rose à la base des pétales, elles se font habituellement discrètes et se confondent souvent au feuillage.

 Mais quand elles sont nombreuses et qu'on a la chance de les voir de près, c'est toujours l'étonnement. La fleur ressemble à une tulipe.

 Imaginez maintenant un arbre où poussent des dizaines de tulipes. Voilà le tulipier de Virginie ou tulipier d'Amérique, une espèce originaire de l'est du continent, notamment du sud de l'Ontario sur les rives des lacs Érié, Huron et Ontario.

 Liriodendron tulipifera de son nom scientifique (curieusement liriodendron signifie arbre à lis) fait partie de la famille des magnolias aussi réputés pour leurs fleurs spectaculaires.

La grande région de Montréal (zone 5) constitue son aire de distribution la plus nordique et c'est pour cette raison que certains spécimens fleurissent irrégulièrement. Considéré comme un arbre rare, on en compte néanmoins plusieurs dizaines de spécimens dans l'île de Montréal. Le Jardin botanique en possède deux d'une quinzaine de mètres qui fleurissent chaque année. D'ailleurs, le tulipier figure au catalogue de certains grossistes et se vend un peu partout sur demande.

 Dans son habitat d'origine, il peut atteindre plus de 30 m de hauteur et 1 m de diamètre et vivre plus de 100 ans.

 

Photo Bernard Brault, La Presse

Ce tulipier de Virginie pousse rue Dandurand (près de la 14e Avenue) à Montréal.