À la sueur de leur front, Carole Leblanc et Pierre Bonneville ont aménagé le vaste jardin qui s’étend tout autour de leur demeure, dans les Laurentides.

Danielle Bonneau Danielle Bonneau
La Presse

Avec ses murs jaunes et ses volets bleu lavande, celle-ci rappelle une bastide, une maison de campagne typiquement provençale. Elle est mise en valeur par la verdure qui l’encadre.

Les propriétaires sont fiers du fruit de leur labeur. Ils s’étaient fixé un seul objectif, lorsqu’ils ont entrepris leur folle aventure : ne pas avoir besoin d’une tondeuse. Ils ont donc préféré la pervenche au gazon.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

C’est toujours vert. Mais c’est un couvre-sol qui se multiplie et déborde dans les plates-bandes. On en a enlevé beaucoup cette année.

Carole Leblanc, copropriétaire de la demeure

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Carole Leblanc et Pierre Bonneville ont travaillé fort pour concrétiser leur rêve. Après avoir aménagé eux-mêmes l’intérieur de leur maison de style provençal, ils ont créé le vaste jardin, qui s’étend tout autour.

Pierre Bonneville vient de passer deux bonnes semaines à ramasser des pierres dans le bois, sur leur propriété de 45 000 pi2, pour établir une barrière entre la pervenche et la rangée d’hostas qui borde le trottoir menant à l’entrée principale. Il s’est affairé en dépit des mouches noires, particulièrement voraces ce printemps, qui ont pris en affection son dos et ses jambes.

La prolifération rapide de la pervenche les a toutefois bien servis depuis la construction de leur maison, entamée en 2009 et terminée en 2013. Après avoir fait faire la coquille de leur demeure, ils ont en effet mis quatre ans pour tout terminer dans leurs temps libres. Ils ont employé la même philosophie à l’extérieur : ils ont fait encastrer le spa naturel, à l’arrière, il y a cinq ans, et se sont chargés du reste.

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« On a pris des fougères dans le bois et on les a plantées chez nous, indique Mme Leblanc. On a divisé des plants. On a réussi à remplir l’espace avec pas grand-chose, au départ. Mais cela a pris du jus de bras ! »

M. Bonneville aime beaucoup les hostas.

On a plus de 300 plants, d’une vingtaine de sortes différentes, pour avoir différentes couleurs.

Pierre Bonneville, copropriétaire de la demeure

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Carole Leblanc et Pierre Bonneville ne voulaient pas passer la tondeuse. Ils ont planté de la pervenche.

« Ils n’ont pas besoin d’être à l’ombre toute la journée. Certains résistent bien aux chevreuils. D’autres pas. Ils les mangent ! », révèle M. Bonneville.

Comme en Europe

Épris de la Toscane et de la Provence, où ils ont maintes fois séjourné, Carole Leblanc et Pierre Bonneville voulaient retrouver le même décor, une fois chez eux. À la suite du dynamitage de leur terrain, nécessaire pour la construction de leur maison, ils se sont retrouvés avec de grosses pierres. Ils les ont conservées et utilisées pour créer deux atmosphères différentes à l’avant et à l’arrière.

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Le dynamitage du terrain a été nécessaire pour construire la maison. Les propriétaires se sont retrouvés avec de grosses pierres, dont ils se sont servies pour créer une atmosphère chaleureuse à l’arrière.

« Si on est juste nous deux, on prend l’apéro à l’avant, souligne Mme Leblanc. C’est là aussi que nous installons de grandes tables, si nous avons une dizaine d’invités. On se sent comme en Europe. On met des chandelles. Mais si nous sommes quatre ou six, nous allons à l’arrière. Chaque matin, nous prenons notre café dans le spa, qui a une belle chute d’eau. On a fait déplacer exprès un bloc de pierre de 4 pi de haut par 4 pi de large, qui forme un muret. »

Les chevreuils ne sont pas les seuls à apprécier les efforts du couple. Les oiseaux se régalent des cerises dans les cerisiers et des raisins dans les vignes qu’il essaie de cultiver dans le coin le plus ensoleillé du jardin.

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« Si j’étais capable de faire pousser des oliviers, je le ferais », affirme M. Bonneville.

À défaut, le couple a planté de la lavande. Pour son odeur. Et pour se sentir encore plus en Provence !