Planifier un jardin est une chose ; le garder beau en est une autre. Cet été, des spécialistes de l’horticulture offrent leurs meilleurs trucs pour des végétaux qui restent en santé tout au long de l’été. Aujourd’hui : comment protéger ses végétaux durant des travaux ?

Isabelle Morin Isabelle Morin
La Presse

La prévention

Les vivaces peuvent être déplacées pendant la durée des travaux. Les arbustes, attachés puis entourés d’une clôture à neige. La situation se corse dans le cas des arbres. Pour protéger leur tronc, l’horticultrice Hélène Baril conseille de l’envelopper dans une toile géotextile et d’attacher une clôture à neige ou de sangler des planches espacées tout autour en laissant respirer le collet (la partie qui est en contact avec la terre), où se fait l’essentiel des échanges gazeux. Faites un périmètre autour de l’arbre avec des planches de bois compressé ou des poteaux reliés entre eux avec une corde et du ruban rouge, suggère encore Marthe Laverdière, qui a publié au printemps le deuxième tome de Jardiner avec Marthe.

Évitez de compacter le sol

Si le sol est trop tassé, il ne capte plus suffisamment d’air ou d’eau. Les racines s’en trouvent alors privées d’éléments essentiels à leur survie. Décompacter le sol s’avère ensuite long et complexe. L’idéal est de prévenir le compactage en utilisant des planches de bois compressé pour créer un passage sur lequel la machinerie pourra circuler.

Si un arbre est endommagé

Comme nous, les arbres ont un système de cicatrisation. Pour favoriser la guérison, nettoyez la plaie : si une branche a été brisée, faites une coupe nette. Si c’est le tronc, nettoyez la blessure en faisant le tour avec un couteau tranchant pour éliminer toutes les sections effilochées où des insectes pourraient se loger. Laissez ensuite l’arbre guérir naturellement. Attention au système racinaire de l’arbre, qui est égal à sa cime dans le cas des feuillus. Si on retire plus du quart des racines d’un arbre, il y a menace pour sa survie. « L’arbre ne meurt jamais d’un coup, indique Hélène Baril, mais il va dépérir d’année en année. »