Planifier un jardin est une chose ; le garder beau en est une autre. Cet été, des spécialistes de l’horticulture offrent leurs meilleurs trucs pour des végétaux qui restent en santé tout au long de l’été. Cette semaine : comment se débarrasser de certains insectes nuisibles ?

Isabelle Morin Isabelle Morin
La Presse

Escargots et limaces

Ils se réfugient le jour sous les feuilles de certains végétaux et dans le paillis, puis sortent à la tombée du jour pour grignoter vos plantes : ouste ! Évitez de leur fournir des cachettes confortables en ne laissant pas de résidus de feuilles au sol et en remplaçant les plantes dont ils raffolent par des végétaux ou des variétés qui leur résistent. Vous tenez à vos hostas ? Entourez leur base de sable ou de coquilles d’œufs pour les empêcher de ramper, ou piégez-les en glissant un morceau d’agrume ou du beurre d’arachides (si les écureuils se tiennent loin de votre jardin) dans une papillote placée dans un endroit ombragé du jardin, conseille l’horticultrice Hélène Baril. Disposez-en avant que ces petits envahisseurs ne sortent, en fin de journée. Les pièges à la bière sont à éviter, selon l’experte, car ils noient au passage beaucoup d’autres insectes utiles.

Pucerons et tétranyques

Les pucerons se nourrissent de la sève des plantes. La circulation de fourmis — qui apprécient leur miellat — peut indiquer qu’ils ont trouvé refuge chez vous.

Quant aux tétranyques, qui sont des acariens à peine visibles à l’œil nu, ils vident les cellules végétales de leur contenu. Certains indices trahissent leur présence : des toiles fines sur certains végétaux et des taches jaunes qui pigmentent le feuillage. Une infestation plus sévère entraîne la chute de feuilles et, éventuellement, le dépérissement de la plante.

Un jet d’eau vigoureux suffit souvent à les déloger et crée un environnement humide qui ne leur est pas favorable. Taillez les branches infestées ou vaporisez-les avec un insecticide systémique à faible impact écologique.

Ils sont nos alliés !

Les abeilles, bourdons, guêpes et papillons sont des pollinisateurs nécessaires à la reproduction de plusieurs végétaux, tandis que les coccinelles rouges à points noirs sont de redoutables prédateurs pour les pucerons (ce qui n’est pas le cas cependant des asiatiques jaunes qui sont invasives). Les vers de terre communs décomposent la matière organique et aèrent le sol à votre place. Quant aux grosses araignées, elles mangent certains ravageurs et ne sont pas nuisibles aux plantes. « En fait, la plupart des insectes sont nécessaires, souligne Hélène Baril. Mais certains prolifèrent plus vite que d’autres et causent des dommages aux plantes, ce qu’on ne veut pas. » Tout est question d’équilibre, rappelle-t-elle. Si un type d’insecte devient trop envahissant dans un jardin, c’est qu’il y a trouvé un environnement accueillant et matière à se sustenter. Pour maintenir un écosystème en santé, évitez l’épandage d’insecticides chimiques qui ne font pas de discrimination, diversifiez les cultures et assurez-vous que le sol soit riche et aéré. Une plante qui est à sa place et qui dispose du bon degré d’ensoleillement sera également moins sujette aux maladies et à l’infestation de petits ravageurs.