L'édifice Fondaction, angle Saint-Anselme Sud et boulevard Charest, est, de tous les immeubles neufs de la capitale nationale, celui que la population préfère. Ce, pour avoir remporté le Prix du public enchâssé aux Mérites d'architecture 2010 de la Ville de Québec.

Publié le 14 déc. 2010
Gilles Angers LE SOLEIL

L'annonce a été le point culminant de la cérémonie de proclamation des lauréats qui a eu lieu, dernièrement, au Palais Montcalm.

Conseillère municipale, membre du comité exécutif et responsable du patrimoine, Julie Lemieux a déclaré que 4530 citoyens avaient voté. La majorité pour dire l'élévation, entre tous, du bâtiment.

«Les gens remarquent les beaux édifices, sont sensibles à la beauté des maisons, à celles qui sont bien entretenues ou dont les rénovations sont réussies», a-t-elle dit.

L'immeuble, après avoir été l'objet d'une grande distinction internationale, est à présent acclamé par celles et ceux qui le voient et le côtoient. Le 17 novembre, en effet, il a enlevé le premier prix, catégorie Bâtiment commercial, du De- sign & Build with FSC 2010 Awards des États-Unis. Il s'agit, en fait, d'un concours d'envergure qui vise à marquer les grandes réussites en matière de construction en bois d'origine et de production contrôlées suivant les impératifs du développement durable.

Finesse

En revanche, parmi les immeubles institutionnels en lice, la Ville a proclamé la finesse de réalisation du Laboratoire d'expertise en pathologie animale du MAPAQ. Il est situé au 2650, rue Einstein. Un bâtiment «pourtant discret» dans le Parc technologique du Québec. Comme quoi les grandes oeuvres ne sont pas toujours ostentatoires.

Elle se félicite de «l'audacieuse intervention qui a eu l'heur de rectifier l'aspect du garage mécanique agrandi Marius Garon du 10 885, boulevard de l'Ormière.

«Bien qu'il s'agisse d'un garage et d'un entrepôt, fonctions souvent repliées vers l'intérieur, le bâtiment propose de grandes ouvertures qui donnent lieu à une perméabilité entre l'intérieur et l'extérieur», a rendu compte, lors de la cérémonie, Mireille Plamondon du service des communications de la Ville. Tandis que l'agencement habile des matériaux, les brillantes oppositions des vides et des pleins en modulations rythmées soulignent son nouveau port contemporain.

Habitations

Ensuite, on a jugé très réussie la transformation d'une maison qui, autrement, aurait été captive d'une mode surannée. Située au 751, rue Seigneuriale, elle s'annexe plus volontiers désormais au paysage forestier qui l'investit.

Par ailleurs, une petite maison d'ouvrier, de style Second Empire, au 621, avenue des Oblats, «parle» de sauvegarde du patrimoine bâti. On a remplacé la tôle latérale et la brique de façade par des clins en fibrociment. Outre de charmants détails de finition et de nouvelles fenêtres en bois qui reprennent le langage du temps jadis.

D'un autre côté, au 1349, rue Barrin, côté avenue Marguerite-Bourgeois Nord, un cottage d'esprit vernaculaire industriel a été agrandi par l'arrière. Le jury se réjouit «d'une juxtaposition réussie entre le traditionnel et le contemporain».

Puis, une maison neuve représentative d'une architecture toute contemporaine qui sied bien au Québec. Elle est située au 2430, rue des Bois-Brûlés, arrondissement des Rivières.

Enfin, la Ville de Québec, de concert avec l'Institut de réadaptation en déficience physique de la capitale, crée cette année la catégorie Accessibilité universelle pour honorer l'architecte, l'entrepreneur ou le particulier qui aura composé un environnement stratégique favorisant l'accès sans encombre à son immeuble aux personnes souffrant d'incapacités motrices, visuelles et auditives.

L'immeuble d'habitations Les Jardins de Vérone, au 9200, de la rue de Vérone, a été lauréat. Le groupe Beaudet et Saucier de même qu'Ardam Consultants en architecture auront aménagé une pente faible sans marche à gravir entre la rue et la porte,des repères tactiles et des couleurs contrastantes pour définir mieux le passage.