Se poser dans la nature pour admirer sa beauté et profiter de ses bienfaits est un rêve caressé par de nombreux citadins. Un jeune couple de Montréalais a décidé de le vivre au quotidien grâce à la construction d’une maison dans les Laurentides avec vue sur la cime des sapins, signée DESK architectes.

Muriel Françoise Muriel Françoise
Collaboration spéciale

Cléa Lloret et Julien Bus, deux jeunes opticiens, rendaient visite chaque fin de semaine aux parents de Cléa à Morin-Heights, dans les Laurentides, lorsque l’idée de vivre dans un environnement plus vert a germé dans leur tête. « Cléa a eu de petits problèmes de santé, et nous avons décidé de nous éloigner du stress de la ville », explique Julien. Par chance, une affiche « À vendre » est apparue sur un terrain voisin de celui des parents de Cléa.

PHOTO MAXIME BROUILLET, FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

Un puits de lumière a été créé grâce à des fenêtres verticales et des ouvertures placées de part et d’autre du bâtiment.

Le couple est tout de suite tombé sous son charme. « En coin, vallonné avec une nature sauvage bien présente, il était très défini. Nous savions ce que nous voulions y faire », raconte Julien. Après avoir fait le tour de quelques architectes, son choix s’est porté sur le bureau DESK architectes, fondé en 2018 par Étienne Duclos et Kévin Sylvain.

Les professionnels ont été à son écoute pour donner forme à un projet correspondant à ses attentes et à son budget assez modeste. Ce qui a donné une maison ressourçante qui s’inscrit dans son environnement de façon organique. Le coût s’élève à environ 182 $ le pi2, sans compter les éléments tel que le foyer, les planchers, les céramiques, la cuisine, les luminaires et les électroménagers.

Tableau maison

PHOTO MAXIME BROUILLET, FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

Des coins plus intimes ont été créés dans le séjour grâce à un plafond cathédrale, une cuisine en stratifié noyer et un foyer.

Le plus grand désir de Cléa et de Julien, qui y ont emménagé en décembre dernier, était de placer les pièces de vie à l’étage pour profiter d’une vue privilégiée sur la nature et d’un ensoleillement maximal. « Nous voulions sentir tout le temps que nous étions dans la nature », confie Cléa. Objectif réussi grâce à de grandes fenêtres placées de façon judicieuse. « Nous avons, par exemple, souhaité créer dans la salle à manger une sorte de tableau grâce à une large fenêtre partant du plancher », détaille Étienne Duclos, cofondateur de DESK architectes. Des fenêtres bandeaux dans la cuisine et le salon permettent également de voir la nature changer au fil des saisons.

PHOTO MAXIME BROUILLET, FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

Été comme hiver, la salle à manger de Cléa Lloret et Julien Bus bénéficie d’un bel ensoleillement grâce à une large fenêtre pensée comme un tableau.

Si l’idée de départ était d’avoir une grande aire ouverte, DESK a néanmoins proposé de diviser l’espace de façon subtile pour amener un peu d’intimité au moyen, notamment, d’un plafond cathédrale et d’un foyer avec un large socle rond au salon. Ce dernier, qui donne un côté chalet à cette construction minimaliste, était également un souhait du couple. « Nous avons tenu à garder un style chalet au cas, improbable, où nous voudrions revendre la maison, car nous sommes près des pistes de ski », précise Julien.

PHOTO MAXIME BROUILLET, FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

Dans la chambre, deux grandes fenêtres verticales encadrent le paysage.

La cuisine, qui contribue aussi à structurer le séjour, a été voulue chaleureuse grâce à un mur et à un îlot habillés de stratifié noyer comme de nombreux meubles Mid-Century qu’apprécient les jeunes propriétaires. Deux terrasses, orientées pour profiter du soleil toute la journée, offrent une vue panoramique sur les Laurentides. La plus grande, accessible depuis un couloir qui sépare un coin bureau et une petite salle de bains, sert de toit à un abri auto.

PHOTO MAXIME BROUILLET, FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

Des panneaux en stratifié noyer ont été posés sur un mur et l’îlot de la cuisine pour apporter un peu de chaleur à cet intérieur immaculé.

Le rez-de-chaussée, posé à même les fondations et plus sombre de par la présence d’arbres et un terrain en pente, accueille, quant à lui, trois chambres, une salle de bains et une salle de lavage. Un soin a, là aussi, été mis à profiter d’ouvertures intéressantes sur la nature grâce à un jeu d’ouvertures en enfilade, à des fenêtres verticales comme des percées dans un sous-bois et à un puits de lumière travaillé depuis l’entrée.

PHOTO MAXIME BROUILLET, FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

La maison au revêtement en bois teinté noir et miel se fond dans le paysage grâce à un léger décalage entre les planches des deux étages séparés de solins métalliques horizontaux. « Nous avons voulu marquer la stratification du milieu qui l’entoure, son mouvement permanent », confie Étienne Duclos, heureux d’avoir pu éviter la coupe d’arbres pour réaliser ce projet en harmonie avec son milieu.

  • Très moderne, la maison partage une certaine ressemblance avec les constructions des années 60 que l’on peut retrouver dans la région.

    PHOTO MAXIME BROUILLET, FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

    Très moderne, la maison partage une certaine ressemblance avec les constructions des années 60 que l’on peut retrouver dans la région.

  • PHOTO MAXIME BROUILLET, FOURNIE PAR DESK ARCHITECTES

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