(Washington) Un cargo en perdition dans le golfe d’Aden après avoir été touché par des missiles tirés depuis le Yémen par les rebelles houthis a été abandonné par son équipage, qui n’a pas pu éteindre l’incendie causé par l’attaque, a annoncé samedi l’armée américaine.

L’équipage du Verbena a été recueilli par un autre navire marchand, a ajouté le commandement central américain (Centcom) sur le réseau social X, soulignant que « la frégate iranienne IRIN Jamaran se trouvait à huit milles nautiques du M/V Verbena et n’a pas répondu à l’appel de détresse ».

Le M/V Verbena, un vraquier battant pavillon des Palaos, avait lancé un appel de détresse en raison d’un incendie à bord, causé par l’impact de deux missiles de croisière lancés jeudi par les houthis, selon le Centcom. Un marin avait été grièvement blessé dans l’attaque, et avait été évacué par les forces américaines.

Le Verbena, de propriété ukrainienne et exploité par la Pologne, avait déjà subi une autre attaque de missiles moins de 24 heures plus tôt.

Depuis novembre, les houthis soutenus par l’Iran prennent pour cibles des vaisseaux dans le golfe d’Aden et en mer Rouge en signe de solidarité, disent-ils, avec les Palestiniens à Gaza. Ces attaques, qui perturbent fortement le commerce maritime, ont augmenté ces derniers jours.

Mercredi, un autre cargo, le M/V Tutor, avait été abandonné par son équipage en raison d’une importante voie d’eau causée par un missile tiré depuis les environs de la ville yéménite de Hodeida, contrôlée par les houthis, selon l’United Kingdom Maritime Trade Operations, une agence de la marine de guerre britannique.

Le navire est actuellement à la dérive en mer Rouge.

Un porte-parole des houthis a affirmé sur Telegram que le Verbena était « en train de couler dans le golfe d’Aden après avoir été touché par plusieurs missiles », et que le Tutor « risque de sombrer dans les prochaines heures ».

« Ces opérations sont dédiées […] à nos frères qui combattent à Gaza », a-t-il écrit, ajoutant que les houthis « renouvellent leur avertissement à toutes les compagnies quant aux conséquences de traiter avec Israël et de l’arrivée de leurs navires dans les Ports de Palestine ».