(Washington) Les tirs de missiles par les rebelles houthis au Yémen contre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis constituent « une escalade préoccupante », ont dénoncé lundi les États-Unis.

Mis à jour le 24 janvier
Agence France-Presse

« Ces attaques contre les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, ainsi que les récentes frappes aériennes au Yémen qui ont tué des civils, représentent une escalade préoccupante qui ne fait qu’aggraver les souffrances du peuple yéménite », a affirmé le porte-parole du département d’État Ned Price lors d’une conférence de presse.

Le porte-parole a appelé « toutes les parties » au conflit à un « cessez-le-feu », à « respecter leur obligations régies par le droit humanitaire international, y compris celles liées à la protection de tous les civils », et à participer à un « processus de paix sous l’égide de l’ONU ».

« Nous réaffirmons notre engagement à aider au renforcement des défenses de nos partenaires saoudiens et émiratis », a également déclaré M. Price.

Les rebelles houthis, au Yémen, ont tiré lundi des missiles balistiques contre les Émirats arabes unis, où ils ont été interceptés, et l’Arabie saoudite, où deux personnes ont été blessées, franchissant un nouveau palier dans les attaques contre leurs deux adversaires.

Les missiles envoyés en direction des Émirats avaient pour cible une base aérienne émiratie proche de la capitale Abou Dabi, et ont été interceptés grâce aux efforts conjoints de l’armée émiratie et des forces américaines, a annoncé dans un communiqué le porte-parole du commandement central américain, le capitaine Bill Urban, avant de préciser qu’il n’y avait eu « aucune victime américaine ».

Les États-Unis, qui stationnent des troupes sur la base en question, vont également « étudier la possibilité » que les missiles aient visé les forces américaines, a annoncé le porte-parole du Pentagone John Kirby lors d’une conférence de presse.