(Bakou) L’Azerbaïdjan a démenti lundi des allégations faisant état d’une présence de militaires israéliens dans ce pays du Caucase lors de manœuvres menées par l’Iran à leur frontière commune.

Agence France-Presse

Ces exercices militaires ont été lancés vendredi malgré les critiques de l’Azerbaïdjan, avec qui Téhéran maintient de bonnes relations. Un haut gradé de l’armée iranienne avait alors affirmé à la télévision que des « éléments du régime sioniste » étaient « présents dans la région ».

« Nous rejetons les allégations sur la présence de pays tiers à la frontière entre l’Azerbaïdjan et l’Iran. Ces allégations sont totalement infondées », a rétorqué lundi la porte-parole du ministère azerbaïdjanais des Affaires étrangères, Leïla Abdoullaïeva.

Israël, l’ennemi juré de l’Iran, est un fournisseur d’armes majeur de l’Azerbaïdjan, une ex-république soviétique du Caucase dont la population est en majorité musulmane.

Les manœuvres iraniennes avaient été critiquées par le président azerbaïdjanais Ilham Aliev.

« Chaque pays peut effectuer n’importe quel exercice militaire sur son propre territoire. C’est son droit souverain », a déclaré M. Aliev. « Mais pourquoi maintenant, et pourquoi à notre frontière ? », s’était-il interrogé la semaine dernière.

L’Iran et l’Azerbaïdjan partagent une frontière de près de 700 kilomètres et entretiennent de bonnes relations.

Ces relations ont toutefois connu récemment des tensions, notamment lorsque l’armée azerbaïdjanaise a mené des exercices avec la Turquie et le Pakistan à 500 kilomètres de sa frontière commune avec l’Iran.

La décision de Bakou d’imposer des taxes douanières aux camions iraniens en transit vers l’Arménie, son adversaire géopolitique, a également suscité des protestations en Iran.

L’Iran s’inquiète par ailleurs de la progression des idées séparatistes parmi les quelque 10 millions d’Azéris ethniques qui habitent sur son territoire.