(Beyrouth) Le groupe État islamique (EI) a revendiqué samedi une attaque contre un important gazoduc au sud-est de Damas qui a provoqué des coupures d’électricité et un rationnement du courant dans la capitale et ses faubourgs.

Agence France-Presse

Le système électrique en Syrie s’appuie sur la fourniture de gaz et de fioul.

Selon un communiqué de l’EI, des membres de ce groupe « sont parvenus à poser et mettre à feu des explosifs visant un gazoduc alimentant les centrales de Tichrine et Deir Ali ».

La centrale de Deir Ali, toujours hors service samedi, produit la moitié des besoins en électricité du pays, a rappelé le ministre syrien de l’Électricité Ghassan al-Zamel, cité par l’agence officielle SANA.

Selon lui, l’attaque à l’explosif, commise vendredi soir, a mis la centrale temporairement hors service, affectant plusieurs autres centrales, et provoquant des délestages à Damas et sa banlieue ainsi que dans d’autres secteurs. Le courant est revenu environ 30 minutes plus tard.

Il a indiqué que des réparations avaient débuté dès samedi, mais averti qu’un rationnement électrique strict durerait jusqu’à ce que les centrales tournent à nouveau normalement.

Malgré sa défaite territoriale en mars 2019, le groupe djihadiste continue de perpétrer des attaques meurtrières dans les zones autrefois sous son contrôle, notamment contre les infrastructures gazières et pétrolières.

Le conflit en Syrie, déclenché en 2011, a causé la mort de plus de 380 000 personnes et le déplacement de plus de la moitié de la population d’avant-guerre. Il a ravagé les réseaux d’électricité et les infrastructures gazières et pétrolières à travers le pays.

Le régime de Bachar al-Assad a également perdu le contrôle des principaux champs pétroliers tandis que les sanctions occidentales empêchent les importations d’hydrocarbures de l’étranger.

Les Syriens vivant en zone gouvernementale doivent s’arranger à la maison et au travail pour vivre avec des délestages durant jusqu’à 20 heures par jour.