(Paris) D’intenses vagues de chaleur en Turquie et à Chypre ont vu les températures au niveau du sol grimper jusqu’à plus de 50 degrés Celsius pour la deuxième fois en un mois, a indiqué mardi l’Agence spatiale européenne.

Agence France-Presse

La Turquie subit les pires incendies depuis une décennie, qui ravagent des forêts et des terres agricoles ainsi que des zones habitées sur les côtes méditerranéenne et égéenne.

« Il est clair que la température à la surface du sol en Turquie et à Chypre a de nouveau dépassé les 50 degrés », relève l’Agence spatiale européenne dans un communiqué.

L’Agence a publié une carte de la région où plusieurs parties apparaissent en rouge. Une carte publiée le 2 juillet, rassemblant des données récoltées par son satellite Sentinel-3, du programme européen Copernicus, présentait les mêmes caractéristiques.

PHOTO AGENCE SPATIALE EUROPÉENNE

Le satellite Sentinel-3 du programme Copernicus, un réseau de satellites d’observation environnementale de l’Agence spatiale internationale.

Les prévisions météo prévoient les températures de l’air. Les données récoltées par le satellite mesurent le niveau réel d’énergie qui rayonne du sol, elles indiquent donc les températures au niveau du sol.

Extrait du communiqué de l’Agence spatiale européenne

Ces températures sont celles que l’on ressentirait si l’on touchait le sol à un endroit donné, selon les explications de la NASA.

Ces derniers jours, des températures supérieures à quarante degrés (dans l’air), dans plusieurs villes de Turquie, ont provoqué une augmentation record de la consommation d’électricité, donnant lieu à des coupures de courant lundi dans les grandes villes comme Ankara et Istanbul.

PHOTO YASIN AKGUL, AGENCE FRANCE-PRESSE

Des flammes consument une forêt le 2 août 2021 à Mugla, en Turquie. De violents incendies de forêt et de broussailles ont fait huit morts en une semaine, alors qu’une vague de chaleur torride affecte la Grèce, les Balkans et la Turquie. Cela crée des conditions de poudrière que les responsables grecs attribuent au changement climatique.

La Grèce voisine est frappée par la plus grande vague de chaleur depuis 1987. Des phénomènes qui illustrent la multiplication des vagues de chaleur en Europe, conséquence du réchauffement climatique de la planète.

Selon les scientifiques, ces canicules sont un marqueur sans équivoque du réchauffement de la planète et ces vagues de chaleur sont appelées encore à se multiplier, s’allonger et s’intensifier.