(Jérusalem) Le cabinet ministériel chargé de la lutte anticoronavirus en Israël a proposé jeudi un retour au passeport sanitaire pour les évènements rassemblant plus de 100 personnes, un projet qui doit encore être entériné par le gouvernement dans le pays où les cas augmentent.

Agence France-Presse

Mis en place à l’hiver afin notamment d’inciter la population à se faire vacciner, le passeport sanitaire, appelé « badge vert » en Israël, avait été écarté début juin à la faveur d’une campagne intense de vaccination ayant permis de réduire drastiquement le nombre de cas et d’hospitalisations liés à la COVID-19.

Contaminations décuplées

Mais l’État hébreu a enregistré ces dernières semaines une hausse des contaminations, avec plus de 1000 nouveaux cas par jour contre environ 100 il y a un mois.  

Le nombre de patients hospitalisés dans un état grave demeure toutefois bas : 72 pour un pays de 9,2 millions d’habitants, selon les données du ministère de la Santé.  

Selon ce plan du cabinet ministériel, qui doit être validé dimanche par le gouvernement pour une entrée en vigueur le 29 juillet, seules les personnes complètement vaccinées, guéries de la COVID-19 ou présentant un test PCR négatif seront autorisées à entrer dans un lieu accueillant plus de 100 personnes, intérieur ou extérieur.

Les lieux culturels et sportifs, les restaurants, les salles de sport, les attractions touristiques et lieux de culte sont concernés. Pour les évènements et lieux de moins de 100 personnes, aucune nouvelle restriction ne sera imposée pour le moment, a précisé le cabinet dans un communiqué.

Interdiction de voyager au Royaume-Uni

Il a également été proposé d’ajouter la Grande-Bretagne, la Turquie, la Géorgie et Chypre à la liste des « pays rouges », jugés à haut risque de contamination et vers lesquels les Israéliens n’auront pas le droit de voyager.

Pour l’ensemble des voyageurs arrivant en Israël, seules les personnes non vaccinées devront s’isoler pendant sept jours.  

Israël avait été l’un des premiers pays à lancer, à la mi-décembre, une vaste campagne de vaccination à la faveur d’un accord avec le géant pharmaceutique Pfizer, qui a fourni rapidement des millions de doses au pays en échange de données sur les effets de son vaccin développé avec la société BioNTech.