(Washington) Washington s’est entendu avec Bagdad, lors de discussions mercredi, sur le retrait des dernières troupes combattantes américaines en Irak, déployées pour combattre les extrémistes du groupe État islamique.

Agence France-Presse

Les deux pays « ont confirmé que la mission des États-Unis et des forces de la Coalition s’était désormais transformée en (une mission) de formation et de conseil, permettant ainsi le redéploiement de toute force combattante restante en Irak, le calendrier devant être établi lors de discussions techniques à venir », ont-ils affirmé dans un communiqué conjoint au terme de la discussion stratégique virtuelle.

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Les États-Unis et l’Irak se sont entendus pour que la mission américaine soit désormais uniquement vouée à la formation et au conseil.

Cette décision intervient alors que les forces américaines en Irak sont quasi quotidiennement la cible de tirs de roquettes attribués à des groupes paramilitaires chiites liés à Téhéran.

Mais Joe Biden, pour une fois d’accord avec son prédécesseur Donald Trump, cherche à se désengager des terrains irakien et afghan.

Donald Trump avait ordonné le retrait des forces américaines d’Irak et d’Afghanistan au cours des derniers mois de son mandat, le nombre de soldats dans les deux pays plongeant à 2500 au 15 janvier.

L’ancien président Barack Obama, dont Joe Biden a été le vice-président, avait effectué un retrait complet d’Irak mais y avait renvoyé des troupes face à l’offensive brutale du groupe État islamique (EI).

« Le passage des forces américaines et internationales des opérations de combat à la formation, l’équipement et l’assistance aux FSI (forces de sécurité irakiennes) reflète le succès de leur partenariat stratégique et garantit un soutien aux efforts continus des FSI pour s’assurer que l’EI ne puisse plus jamais menacer la stabilité de l’Irak », indique le communiqué conjoint.

L’Irak s’est par ailleurs engagé à protéger les bases militaires où seraient présentes des forces sous commandement américain, dont Washington a précisé qu’elles restaient sur le sol irakien « uniquement pour soutenir les efforts de l’Irak dans son combat contre l’EI ».