(Jérusalem) Des entreprises israélienne et émiratie ont signé un premier accord de coopération dans le domaine de l’énergie renouvelable visant à faire de l’État hébreu un leader mondial de l’énergie solaire, ont indiqué mercredi des responsables.

Agence France-Presse

Les Émirats arabes unis et Israël ont signé en septembre à Washington un accord de normalisation de leurs liens parrainé par les États-Unis, ouvrant la porte à des accords bilatéraux dans les domaines variés, notamment de la santé, du tourisme, des technologies ou encore du sport.

« Ce sont les premiers fruits des accords d’Abraham (nom de l’accord de normalisation, NDLR) dans le domaine de l’énergie », a écrit sur Twitter le ministre israélien de l’Énergie, Yuval Steinitz, saluant une collaboration qui va permettre à Israël de devenir « leader mondial dans le domaine de l’énergie solaire d’ici six à sept ans ».

Cette « nouvelle ère de coopération dans le domaine de l’énergie renouvelable et des technologies de pointe profitera aux deux pays » en matière « d’énergie propre », a déclaré dans un communiqué commun Mohamed Jamil al-Ramahi, patron du groupe Masdar.

L’accord engage plus spécifiquement cette société basée à Abou Dabi et EDF Renewables Israel, une filiale du géant français EDF, basée à Herzliya près de Tel-Aviv.  

« C’est un accord de partenariat stratégique pour faire avancer les projets existants en Israël », avec notamment des investissements financiers, a indiqué à l’AFP Ayalon Vaniche, directeur général d’EDF Renewables Israel.

Selon lui, le savoir-faire de Masdar qui « est un très gros acteur » dans le secteur des énergies renouvelables est « particulièrement pertinent en Israël, parce qu’ils construisent le même type de projets que nous ».

En raison de la pandémie de COVID-19, la signature de l’accord s’est effectuée par vidéoconférence, entre les dirigeants de Masdar, d’EDF Renouvelables en France et de sa filiale en Israël.  

Outre les Émirats arabes unis, le Soudan, Bahreïn et le Maroc ont annoncé la normalisation de leurs relations avec l’État hébreu, fustigée par les Palestiniens qui y voient une « trahison » des pays arabes.