(Jérusalem) L’armée de l’air israélienne a bombardé dans la nuit de samedi à dimanche des cibles du mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza en représailles à de nouveaux tirs de roquettes depuis l’enclave palestinienne vers Israël, a indiqué un communiqué militaire.

Agence France-Presse

« Des avions de combat et des hélicoptères ont visé des cibles de l’organisation terroriste Hamas dans le centre de la bande de Gaza », dont un « poste militaire », a indiqué l’armée israélienne qui a déclaré samedi soir que « deux projectiles » avaient été tirés vers le territoire israélien depuis la bande de Gaza, sans faire état de blessés.  

L’annonce du bombardement militaire intervient quelques heures après que le Cogat, unité du ministère israélien de la Défense supervisant les activités civiles dans les Territoires palestiniens, a annoncé l’annulation de la levée des mesures restrictives sur la bande de Gaza en raison du tir de roquettes.

« L’extension de la zone de pêche, la restitution de 500 permis d’entrée commerciaux et la livraison de ciment sont annulées », a indiqué le Cogat.

Israël justifie le blocus sur Gaza par la nécessité de contenir le mouvement islamiste Hamas, qui contrôle l’enclave depuis 2007 et qu’il tient pour responsable de tous les tirs de roquettes émanant de son territoire. Pour les observateurs critiques de la politique d’Israël, cela revient à une punition collective contre les habitants de Gaza.

Les attaques palestiniennes ont augmenté depuis que le président américain Donald Trump a présenté son plan pour résoudre le conflit au Proche-Orient, salué en Israël mais fustigé par les Palestiniens car jugé très partial.

Le plan prévoit de faire de Jérusalem la capitale de l’État d’Israël, l’annexion de colonies juives en Cisjordanie occupée et la création d’un État palestinien démilitarisé sur ce qu’il resterait de la Cisjordanie et dans la bande de Gaza.

Les tirs de roquettes et de mortiers ainsi que le lancement de ballons explosifs depuis la bande de Gaza vers Israël se sont multipliés depuis la présentation du projet le 28 janvier.  

Les tirs récents, doublés de frappes de représailles israéliennes, fragilisent la trêve en vigueur depuis mai entre Israël et le Hamas, mouvement au pouvoir dans l’enclave et qui a déjà mené trois guerres contre l’État hébreu depuis 2008.