(Téhéran) Un avion de ligne iranien a fait une sortie de piste lundi matin lors de son atterrissage et a fini sa course sur une autoroute, sans faire de victimes, selon la télévision d’État.

Agence France-Presse

L’accident s’est produit à Bandar-é Mahchar, dans le sud-ouest de l’Iran.

« Le pilote a posé l’appareil trop tard […] ce qui a conduit l’avion à sortir de la piste et à s’arrêter sur un boulevard » adjacent à l’aéroport, a rapporté la télévision.

De même source, les 135 passagers et l’équipage de l’avion, un McDonnel Douglas MD-83 de la compagnie iranienne Caspian Airlines, sont sortis indemnes de cet accident.  

Un journaliste de la télévision d’État qui voyageait à bord de l’avion a déclaré que le train d’atterrissage arrière s’était cassé et que l’avion avait glissé sur le ventre jusqu’à son point d’arrêt.  

Selon l’organisation iranienne de l’aviation civile, une enquête a été ouverte sur les causes de l’accident.

L’Iran accuse régulièrement les États-Unis de mettre en danger son système de transport aérien du fait des sanctions économiques américaines contre la République qui rendent difficiles la maintenance et la modernisation des flottes vieillissantes des compagnies du pays.

L’industrie du transport aérien en Iran a été soumise à partir de 1995 à un embargo américain empêchant les compagnies d’acheter des avions civils ou des pièces détachées et les forçant à clouer au sol une partie de leur flotte.

Avec la crise provoquée à partir de 2003 par la question nucléaire iranienne sont venues s’ajouter des sanctions commerciales supplémentaires des États-Unis, mais aussi de l’Union européenne et des Nations unies.

L’accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 par l’Iran et le Groupe des Six (Allemagne, Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) a permis de lever une partie de ces mesures en échange de garanties apportées par l’Iran pour prouver qu’elle ne cherche pas à se doter de l’arme atomique.

Mais sous l’impulsion du président américain Donald Trump, les États-Unis se sont retirés en mai 2018 de cet accord et ont rétabli les sanctions qu’ils avaient levées et ne cessent depuis lors de les durcir.