(Tel-Aviv) Une délégation d’une quarantaine de responsables de Bahreïn est arrivée mardi en Israël pour une visite de deux jours au cours de laquelle elle doit discuter échanges économiques et développement touristique avec son nouveau partenaire officiel dans la région.

Agence France-Presse

Après les Émirats arabes unis, le Bahreïn a normalisé en septembre ses relations avec Israël, ce qui doit se traduire notamment par l’ouverture d’une ambassade israélienne dans ce pays du Golfe et d’une ambassade bahreïnie à Tel-Aviv.

Le chef de la diplomatie israélienne Gabi Ashkenazi devait se rendre cette semaine à Bahreïn, mais cette visite a été annulée, ont indiqué à l’AFP des sources diplomatiques, sans épiloguer sur les raisons de cette annulation annoncée peu après l’assassinat d’un responsable du secteur nucléaire iranien imputé au Mossad, les services secrets israéliens.

En sens inverse, une délégation d’une quarantaine de responsables bahreïnis, menée par Zayed ben Rached Al-Zayani, le ministre de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme, est arrivée mardi en milieu de journée à Tel-Aviv pour des entretiens avec des responsables israéliens, ont confirmé des sources diplomatiques israéliennes.

Des discussions sont prévues mardi sur la coopération économique avec Israël - qui fait de son secteur technologique une carte de visite - et sur le tourisme, avant des entretiens mercredi avec M. Ashkenazi et le premier ministre Benyamin Nétanyahou.

Les autorités israéliennes n’ont pas indiqué si la délégation bahreïnie allait visiter l’esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l’islam, situé dans la partie orientale de Jérusalem.

De nombreux Palestiniens, hostiles à la normalisation entre Israël et des pays arabes, s’opposent à la visite de l’esplanade, y compris de la mosquée Al-Aqsa, par des responsables des Émirats et de Bahreïn.

En théorie, le Waqf, organe gérant les lieux saints musulmans de la Vieille Ville de Jérusalem, ne peut toutefois interdire l’accès à ces sites à des musulmans.