(Téhéran) Les autorités sanitaires iraniennes doivent « tout faire » pour réduire le bilan croissant de mortalité liée à l’épidémie de COVID-19, a déclaré samedi le guide suprême Ali Khamenei, lors d’une rare réunion publique.

Agence France-Presse

La rencontre s’est tenue à Téhéran avec des membres du Comité national de lutte contre la pandémie, en présence du président Hassan Rohani.

Selon les derniers chiffres officiels publiés samedi, la pandémie a fait 335  décès supplémentaires en une journée,  portant le bilan total des morts à 32 320.

Les autorités ont recensé 5814 nouveaux cas de contamination lors des dernières 24 h, ce qui porte à 562 705 le total de cas confirmés en Iran, pays le plus touché du Moyen-Orient.

« Nous devons tout faire » pour réduire le nombre de victimes du nouveau coronavirus, a indiqué l’ayatollah Khamenei lors de la réunion.

Les responsables sanitaires « doivent s’assurer que les personnes infectées sont identifiées et traitées dès les premiers jours » de leur contamination, a ajouté le guide suprême, dont les propos étaient rapportés par son bureau.

« Les experts m’ont dit que si nous faisions cela, les pertes seraient réduites » considérablement, a-t-il dit.

Lundi, M. Rohani avait pressé le ministère de la Santé d’augmenter le nombre de tests de dépistage.

L’ayatollah Khamenei, qui portait un masque comme les autres participants à la réunion, a en outre souligné « la nécessité d’adopter des sanctions sévères pour les personnes qui commettent des violations majeures des règles sanitaires ».

Après l’apparition des premiers cas en février en Iran, les autorités avaient imposé des restrictions – sans confinement général – dont une partie a été levée assez rapidement pour ranimer l’économie du pays.

Depuis mars, l’ayatollah Khamenei a participé par visioconférence à la majorité des cérémonies organisées par son bureau, sauf par exemple pour la visite en juillet du premier ministre irakien Moustafa al-Kazimi.

Alors que la situation sanitaire s’aggrave notamment dans la capitale, l’État a demandé à la moitié des fonctionnaires de Téhéran de travailler depuis leur domicile pour un mois à partir de lundi, selon le ministère de la Santé.