(Beyrouth) Les services de secours ont achevé leurs recherches dans les ruines d’un immeuble d’un quartier sinistré de Beyrouth sans retrouver de victimes, a indiqué dimanche un responsable, après des informations cette semaine sur un éventuel survivant.

Agence France-Presse

Une équipe de secouristes chiliens avait assuré avoir détecté mercredi des pulsations cardiaques sous les décombres d’un bâtiment grâce à un chien renifleur et à des scanneurs thermiques, faisant naître l’espoir de retrouver un survivant à la puissante explosion du port de Beyrouth survenue le 4 août.

Mais au fil des jours, l’espoir s’est peu à peu amenuisé.

« Il n’y a plus rien », a indiqué dimanche à l’AFP le directeur des opérations de la Défense civile libanaise, George Abou Moussa, à la question de savoir s’il y avait encore des opérations de recherches sur ce site.

« Il n’y avait ni vivant ni mort » sous les décombres, a-t-il précisé.

La veille déjà, Francesco Lermanda, qui dirige l’équipe de secouristes chiliens, avait indiqué qu’« aucun signe de vie » n’avait été retrouvé sous les décombres de l’immeuble.

Le gouverneur de Beyrouth Marwan Abboud avait auparavant déclaré qu’il pourrait y avoir un ou deux corps, et peut-être même un survivant.

Cet espoir, un mois après l’explosion apocalyptique causée par plusieurs centaines de tonnes de nitrate d’ammonium stockées depuis des années au port sans mesures de précaution, avait ému une grande partie d’une opinion publique meurtrie et traumatisée.

« Je ne savais pas que j’avais tant besoin d’un miracle. Dieu, s’il te plaît, donne à Beyrouth le miracle qu’elle mérite », avait notamment indiqué sur Facebook vendredi le réalisateur Selim Mourad.

L’explosion du 4 août, qui a détruit des quartiers entiers de la capitale libanaise, a fait au moins 191 morts et blessé plus de 6500 personnes. Sept personnes sont toujours portées disparues.