(Téhéran) L’Iran a dépassé la barre des 12 000 morts du nouveau coronavirus, ont annoncé mercredi les autorités qui envisagent un retour des mesures de restrictions dans la capitale Téhéran pour contenir la propagation du virus.

Agence France-Presse

La République islamique, qui a confirmé officiellement ses premiers cas de coronavirus en février, reste de loin le pays le plus touché par la pandémie au Proche et Moyen-Orient.

L’Iran fait face depuis plusieurs semaines à une hausse des nouveaux cas confirmés et des décès.

Mercredi, la porte-parole du ministère de la Santé, Sima Sadat Lari, a annoncé 153 nouveaux décès qui portent le nombre total de morts à 12 084.

Mme Lari a également annoncé 2691 nouvelles personnes testées positives au virus au cours des dernières 24 heures. Cela porte le total des cas officiellement confirmés à 248 379 en Iran.

Selon cette porte-parole, neuf des 31 provinces iraniennes sont classées comme « rouges », la catégorie la plus élevée dans l’échelle du risque de virus dans le pays.

Dix autres sont également en état d’alerte, a-t-elle ajouté, nommant la province de Téhéran qui compte aussi la capitale iranienne.  

« Téhéran est confronté à une situation très fragile », a déclaré pour sa part le coordinateur de la lutte contre la maladie à Téhéran Aliréza Zali, cité par l’agence de presse ISNA.

« Le nombre d’infections, de décès et d’hospitalisations a augmenté de plus en plus au cours des 10 derniers jours », a-t-il déploré, suggérant que de nouvelles mesures de restrictions seraient bientôt rétablies pour contenir le virus.

Pour lutter contre la propagation de l’épidémie, les autorités iraniennes n’ont jamais imposé de confinement de la population, mais ont décrété une série de restrictions (interdiction des rassemblements, notamment religieux, mais aussi sportifs, limitation de l’activité économique et des déplacements entre autres).