(Washington) Les États-Unis vont envoyer 200 militaires et des missiles Patriot en Arabie saoudite « à la lumière des attaques récentes » attribuées par Washington à Téhéran, a annoncé jeudi le Pentagone.

Agence France-Presse

« Ce déploiement renforcera la défense aérienne et antimissile du royaume contre les infrastructures militaires et civiles cruciales », a déclaré un porte-parole du ministère, Jonathan Hoffman, appelant « d’autres pays » à « contribuer à un effort international visant à renforcer la défense de l’Arabie saoudite ».

Cette annonce intervient dans un contexte de fortes tensions dans la région, alors que les dirigeants américain et iranien ont évité de se rencontrer à l’Assemblée générale des Nations unies cette semaine.

« Il est important de noter que ces mesures témoignent de notre engagement envers nos partenaires régionaux ainsi qu’à la sécurité et stabilité du Moyen-Orient », a ajouté le représentant du Pentagone.  

Il s’agira du premier déploiement du genre depuis le retrait des troupes américaines en 2003, envoyées sur le territoire saoudien pendant 12 ans et deux guerres contre l’Irak.

Vendredi dernier, les États-Unis avaient annoncé l’envoi de renforts militaires dans le Golfe, après les attaques contre le royaume pétrolier, une décision accueillie par les autorités saoudiennes.  

Les États-Unis avaient également renforcé les sanctions contre la Banque centrale iranienne, présentées par Donald Trump comme « les plus sévères jamais imposées à un pays ». Le locataire de la Maison-Blanche a également interdit jeudi aux « hauts responsables du régime iranien et leurs familles » l’entrée aux États-Unis, dans une nouvelle escalade de la campagne de « pression maximale » contre la République islamique.  

Après s’être montrés plus prudents, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont aussi dénoncé la « responsabilité » iranienne cette semaine dans une déclaration commune publiée en marge de l’Assemblée générale de l’ONU.

L’Iran nie toute responsabilité dans ces attaques aériennes ayant visé deux installations pétrolières majeures le 14 septembre, revendiquées par les rebelles Houthis soutenus par Téhéran, au Yémen.  

Le président iranien Hassan Rohani a appelé jeudi ceux qui accusent le pays à « fournir les preuves nécessaires », lors d’une conférence de presse à New York.