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Les Palestiniens ne travailleront plus avec l'émissaire de l'ONU

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Nikolaï Mladenov

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Agence France-Presse
Ramallah

Le gouvernement palestinien ne travaillera plus avec l'envoyé spécial de l'ONU au Proche-Orient, a déclaré jeudi un haut responsable palestinien, accusant Nikolaï Mladenov de sortir de son rôle en cherchant à décrocher un accord entre Israël et le mouvement islamiste Hamas.

Dans un communiqué, Ahmed Majdalani, un membre du comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), a indiqué avoir informé le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres que M. Mladenov n'était «plus acceptable» pour le gouvernement palestinien.

Selon le communiqué, M. Mladenov est allé «au-delà de son rôle» en cherchant des accords entre Israël et le Hamas, sachant que les actions de l'émissaire de l'ONU ont un impact sur «la sécurité nationale palestinienne et l'unité de notre peuple».

M. Mladenov n'a pas commenté dans l'immédiat cette annonce et les Nations unies n'ont pas confirmé avoir été informées de cette décision.

«Après avoir dit «non» à Israël, «non» aux États-Unis, les Palestiniens disent maintenant «non» à l'ONU», a réagi, dans un communiqué à New York, l'ambassadeur israélien à l'ONU, Danny Danon. «Avec cette décision, (Mahmoud Abbas) continue d'entraîner l'Autorité palestinienne dans l'isolement international, ce qui nuit finalement aux Palestiniens», a-t-il ajouté.

L'OLP est dirigée par Mahmoud Abbas qui a aussi la haute main sur le parti Fatah et l'Autorité palestinienne, principale interlocutrice des dirigeants étrangers et qui n'exerce plus son pouvoir, limité, que sur la Cisjordanie, occupée par Israël.

Le Hamas contrôle la bande de Gaza depuis 2007 lorsqu'il en a chassé les forces du Fatah. Depuis, les deux camps sont à couteaux tirés et les tentatives de réconciliation sont au point mort.

M. Mladenov, avec l'Égypte, cherche à décrocher un accord de trêve à long terme entre le Hamas et Israël, sans inclure le gouvernement du président palestinien dans ces négociations indirectes.

Les pourparlers piétinent, en partie à cause de la pression de M. Abbas, mais mardi, en vertu d'un accord conclu sous les auspices de l'ONU, la bande de Gaza a reçu la livraison de combustible payé par le Qatar pour sa centrale électrique.

Le combustible a été livré malgré l'opposition de l'Autorité palestinienne.

Le Hamas, ennemi d'Israël, demeure infréquentable pour une partie de la communauté internationale.

Cependant, la dégradation des conditions dans l'enclave éprouvée par les guerres, la pauvreté et les blocus israélien et égyptien, ainsi que les tensions ravivées avec Israël suscitent à nouveau l'inquiétude. Gaza menace «d'exploser d'une minute à l'autre», selon l'ONU.

L'OLP a reconnu Israël, alors que le Hamas et ses alliés ont connu trois guerres avec l'État hébreu depuis 2008.




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